lundi 28 mai 2018
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Yacouba Saré, DG de Coris bourse

Economie : « Notre objectif est d’étendre les périmètres de la culture boursière au Burkina », DG/Coris bourse

Lancée depuis Septembre 2010, la Société d’intermédiation boursière Coris bourse s’est installée progressivement dans le milieu du monde des affaires burkinabé et dans les pays de la sous-région. Cependant, nombreux sont toujours les citoyens qui ignorent plus ou moins ce que c’est que la bourse. C’est dans cette logique que le directeur général de Coris Bourse, Yacouba Saré, a reçu une équipe de 226infos.net afin d’évoquer  les questions relatives aux activités boursières.

226infos.net : Qu’est-ce que Coris Bourse ?

Yacouba Saré : Coris Bourse est une filiale du groupe Coris qui est un groupe financier évoluant dans plusieurs métiers de la finance. Aussi bien dans la banque, dans l’intermédiation boursière, dans l’assurance et le capital investissement. En tant que groupe financier, nous avons voulu naturellement offrir au public burkinabé et au-delà, la possibilité d’avoir un paquet de service financier. Il ne s’agit pas simplement de promouvoir un service particulier, mais d’offrir une diversité de services financiers aux acteurs du monde des affaires. Donc,  à chacun, selon son besoin, de trouver une réponse à ses préoccupations de sorte à pouvoir et développer ses affaires. Coris Bourse participe également à la promotion de la culture boursière au Burkina. Avant la création de coris Bourse il n’y avait qu’une seule société de bourse dans notre pays. Nous nous sommes donné aussi pour objectif d’étendre les périmètres, les frontières de la culture boursière au Burkina, parce qu’habituellement les Burkinabé n’ont pas une connaissance de la bourse. Nous faisons en sorte donc que les Burkinabé puissent saisir les avantages et les opportunités de la bourse.

Cette méconnaissance des Burkinabè ne fragilise-t-elle pas vos champs d’actions ?

C’est un challenge. Notre quotidien est véritablement animé par ces innovations consistantes à faire découvrir l’univers de la bourse. Par nos initiatives de promotion, par nos formations, par nos conseils et par la communication, nous arrivons à éclairer un certain nombre de personnes dans le milieu des affaires. Dans ce contexte, notre devoir est aussi de repousser les limites donc de la méconnaissance des activités boursières. Nous sommes dans une activité qui est très réglementée et régulée. Et l’obtention même de l’agrément jugeait à beaucoup de diligence à effectuer, avant d’avoir l’onction du régulateur afin de pouvoir effectuer des opérations boursières. Nous avons un marché jeune et original dans sa configuration. C’est la première fois au monde qu’on voit huit pays qui se mettent ensemble pour créer une place boursière. Pour autant, comme nous partageons une communauté de destin à travers l’UEMOA, l’ensemble du marché de ces huit pays s’offrent à nous. Un Burkinabè peut aisément acheter des actions d’une société sénégalaise ou d’un autre pays de l’espace communautaire et vice versa.

Nous sortons d’une période transitoire où le milieu des affaires a ressenti  un choc, comment avez-vous gérez cette période ?

En ce qui concerne l’environnement de la bourse, c’était une période particulièrement difficile à l’image de l’ensemble des acteurs économiques, dans la mesure où la bourse est très sensible aux variations de l’environnement socio-économique. Dans ce contexte où la plupart des investisseurs avaient une position attentiste, nous avons observé pour ce qui est du Burkina un certain ralentissement dans les opérations de courtage, et dans les transactions dans l’ensemble. Ceci étant,  nous avons continué donc à animer en incitant les épargnants  sur les opportunités qui se présentaient à nous. Dans ce contexte, au-delà des positions plus ou moins attentistes, nous avons pu atteindre nos objectifs de l’année. Etant dans un marché sous régional, nos clients ne se résument pas à l’espace du Burkina. Nous sommes installés dans la plupart des  pays de l’espace UEMOA, ce qui fait que nous arrivons à nous en sortir par moment.

Un nouveau pouvoir s’est installé.  Quelles sont vos attentes vis-à-vis de ces nouveaux dirigeants ?

Nos attentes sont fortes et nous espérons beaucoup que le nouveau régime aura de grandes ambitions en termes de relance économique, en termes d’investissement, afin que la machine économique puisse être solide. Ce qui devrait permettre d’avoir un impact considérable sur la propension des épargnants pour pouvoir saisir les opportunités.

Yacouba Saré, DG de Coris bourse
Yacouba Saré, DG de Coris bourse

Aussi, nous jetons un clin d’œil au nouveau gouvernement pour dire que nous sommes une société d’intermédiation financière, donc nous sommes appelés à mobiliser des ressources pour accompagner des projets de développement. Nous attendons à ce que véritablement il y ait des projets et perspectives dans ce cadre-là. Nous souhaitons vraiment qu’un impact soit réellement défini de sorte à ce que cette attente qui est forte au niveau de la population puisse trouver des réponses et cela passera forcement par une bonne stratégie de mobilisation des ressources à travers tous les acteurs  financiers. Nous sommes disponibles en ce sens à accompagner toutes les bonnes initiatives.

Quels sont vos perspectives ?

Nos perspectives sont bonnes. Nous sommes reconnus comme une société très innovante. Je rappelle au passage que nous sommes une société certifiée ISO, donc évoluant dans les normes et dans les exigences de qualité. Nous comptons développer davantage des initiatives de proximité de sorte à satisfaire pleinement nos clients.  Nous sommes également dans une stratégie d’expansion de l’activité au-delà des pays où nous sommes déjà implantés. Bref, sachez que nos perspectives  s’organisent non seulement dans la qualité, dans l’expansion et également dans l’épanouissement et dans le développement de nos activités de façon générale. Les nouvelles technologies ne seront pas en reste, et à ce effet, nous comptons les  mobiliser pour communiquer davantage et sensibiliser les épargnants burkinabè et de la sous-région quant aux opportunités boursières de notre sous-région. Nous sommes dans une zone où la croissance est encore intéressante comparativement à d’autres zones économiques, donc, il y a pas des raisons que cela ne profite pas aux ressortissants de la sous-région.

Entretien réalisé par Ibrahim Dianda (collaborateur)

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