samedi 20 octobre 2018
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Présidentielle/législatives du 11 octobre 2015 : « le vote des burkinabè de l’étranger ne sera pas possible », Michel Kafando

Après les Organisations de la société civile et les partis politiques, le président du Faso, Michel Kafando a rencontré les hommes de presse ce jeudi 22 janvier 2015 à sa résidence. Accompagné de Fréderic Nikiema, ministre de la communication, il s’est agi de faire le bilan et de dégager les perspectives de la transition.

« Il m’est paru nécessaire aussi que nous puissions rencontrer le monde de la presse compte tenu de l’importance que vous représentez, non seulement dans la vie nationale, mais aussi dans la transition.

Tout le monde est embarqué dans la transition, y compris vous, les communicateurs. Cette rencontre n’est pas une conférence de presse, c’est juste une rencontre de convivialité et de confraternité ». C’est en ces termes que Michel Kafando a planté le décor pour la rencontre avec les hommes de presse.

La stabilité du pays était la première des préoccupations du Chef de l’Etat lorsqu’il venait aux commandes, a-t-il précisé. « Il y a des choses qu’on ne peut pas dire ici. Le gouvernement de transition a travaillé pour assurer la continuité de l’Etat et des institutions », a informé Michel Kafando. Ce pari gagné, c’est le gouvernement et le CNT qui ont été mis en place. Selon le Chef de l’Etat, « pour parfaire tous cela, il ne reste qu’à mettre en place le Comité de réconciliation nationale ».

Du côté de la diplomatie, selon le président, des gros efforts ont été faits pour rétablir la vérité car certains pays voulaient faire passer l’insurrection au Burkina pour un coup d’Etat, donc passible de sanctions. « A l’heure où je vous parle, plus personne ne met en doute la crédibilité et la sincérité du mouvement qui a eu lieu au Burkina Faso. Plus, nous sommes cités en exemple », a rassuré Michel Kafando. Idem aussi pour les institutions financières.

« Ce n’est pas facile de trouver des hommes moralement sains »

Le président du Faso a salué le travail des hommes de presse (Ph. 226infos)

Le gouvernement a pris des engagements pour restaurer la justice sociale, « mais ce n’est pas facile quand on sait que le gouvernement précédent a eu le temps de mettre ses tentacules partout. Ce qui fait que vous avez constaté quelques difficultés dans le choix des hommes», a regretté le président. « Ce n’est pas facile de trouver des hommes moralement sains.

Si vous grattez un peu, vous trouverez que finalement…, jusqu’au planton. Donc, il ne faut pas nous en vouloir », insiste-t-il. Selon le Chef de l’Etat, des audits sont en train d’être faits dans certaines sociétés et déjà, des changements sont visibles.

Au niveau de la justice, Michel Kafando a dépeint une situation « bizarre », selon ses propres termes. Et de s’expliquer : « tout était fait dès l’instant que vous voulez vous attaquer à une situation, vous avez tout de suite des blocages ». Les Etats généraux de la justice à venir seront l’occasion pour trouver des solutions à ces problèmes et reformer le système selon le président.

L’objectif final de la transition étant la réussite des élections, le scénario qui a été retenu en conseil des ministres du 21 janvier 2015, c’est celui d’organiser les élections présidentielles et législatives le 11 octobre 2015. La problématique du vote des Burkinabè de l’étranger reste posée. Sur ce point, Michel Kafando regrette, mais « le vote des burkinabè de l’étranger ne sera pas possible ». Nos compatriotes devront attendre les autres élections à venir.

Pour la presse, le président a annoncé des mesures pour faciliter son travail, notamment, la question de la dépénalisation des délits de presse : « notre pari est de faire en sorte que d’ici la fin de la transition, nous puissions arriver à l’adoption de l’avant-projet de loi qui sera soumis au CNT pour adoption ».

Les patrons de presse, sur ce point, ont fait d’autres recommandations en faveur de la presse à savoir : le relèvement consistant de la subvention, la mise en place d’une structure professionnelle de distribution, la relecture des statuts des médias publics et des journalistes pour leur donner plus de liberté etc.

Quid de l’affaire Sankara ?

Le président Michel Kafando a souhaité que l’on puisse différencier deux choses dans cette affaire : « La première, c’est que la famille Sankara avait des difficultés pour pouvoir reconnaitre le corps du président Sankara, parce que l’Etat s’y opposait et la justice n’était pas favorable à toutes les démarches. Nous avons levé ces obstacles.

Deuxième chose, nous avons dit à la famille que nous pouvons l’aider à faire tous les travaux d’investigation, parce que nous sommes conscients que cela est couteux. De fond, le dossier concerne beaucoup plus la justice puisque la famille Sankara avait attaqué l’Etat burkinabè en justice».

Il a rappelé que la presse a un devoir d’accompagner la transition en essayant de faire comprendre à l’opinion publique tout ce qu’il y a comme étapes importantes dans le processus.

« La presse doit continuer à faire du bon travail en nous appuyant parce que maintenant, nous commençons la phase principale qui va consister à organiser toutes les différentes échéances qui doivent conduire à l’organisation des élections », a demandé le président du Faso.

Ismaël NABOLE

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