dimanche 22 mai 2022
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Culture : Le FESTICHAMS 2015 a tenu toutes ses promesses

La 12e édition du Festival du Chameau, des Arts et de la Musique du Sahel (FESTICHAMS) s’est tenue du 16 au 17 janvier 2015 sous le thème : « Dialogue interreligieux: place et rôle de la culture ». Placée sous le haut patronage du ministre de la culture et du tourisme, cette édition a vu la participation de nombreuses hautes personnalités telles que l’ambassadeur du Canada, celui de l’Allemagne, l’évêque de Dori, ainsi que les membres de la coopération italienne. Outre son aspect culturel inédit, cette fête a été une opportunité pour évoquer les questions de développement, notamment, l’inauguration de plusieurs infrastructures scolaires et de coopération décentralisée, selon le vœu de son promoteur, l’ex-ministre Amadou Diemdioda Dicko.

Depuis sa création en 2002, le FESTICHAMS a fait rayonner la culture du Nord et favoriser l’intégration sociale et économique entre les populations du Sahel et les autres populations, a constaté l’ambassadeur du Canada, Ivan Robert. C’est le trait d’union entre le Sahel et le reste du monde, selon Amadou Diemdioda Dicko, ex-ministre, pour qui « la culture est la boussole ». « C’est elle qui vous dit d’où vous venez et c’est elle qui vous permet de savoir où vous allez », a-t-il déclaré.

Cette fête a été une opportunité pour inaugurer de plusieurs infrastructures scolaires (Ph. 226infos)

Le chameau, animal mythique du désert, fait partie de l’identité culturelle du Sahel et le FESTICHAMS réunit chaque année des populations des quatre coins du monde. Sa tenue est toujours accompagnée d’actions de développement.

En effet, l’édition de cette année a occasionné, dans la journée du 16 janvier, l’inauguration par le conseiller technique du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), représentant le ministre et en présence de l’ambassadeur du Canada et de l’évêque de Dori, de plusieurs infrastructures scolaires notamment deux écoles primaires et un collège d’enseignement secondaire, tous financés par des associations Italiennes.

« Le message de paix doit être véhiculé partout»

La coopération entre le peuple italien et l’Oudalan ne date pas d’aujourd’hui. « Elle reste la coopération la plus féconde dans la province », selon Amadou Diemdioda Dicko. Cette coopération a permis, dans l’intervalle de dix ans, d’effectuer un investissement d’environ un milliard et demi de Francs CFA, surtout dans la promotion des infrastructures scolaires, dans l’accompagnement des élèves, des associations et groupements villageois, dans la réalisation de forages et d’orphelinat. « L’aide des Italiens a permis de rehausser le taux d’alphabétisation », a affirmé l’ex-ministre.

Le thème de cette édition qui était porté sur le « Dialogue interreligieux : place et rôle de la culture », a donné lieu à une conférence qui s’est tenue dans la matinée du 17 janvier avec l’évêque de Dori comme conférencier. Sous l’assistance de l’ambassadeur du Canada et de celui de l’Allemagne et de nombreuses autorités religieuses et coutumières de la province, le conférencier a permis de par son éclairage à l’assistance de bien cerner le bien fondé du dialogue religieux et la nécessité de vivre dans la compréhension et la fraternité entre les différentes communautés.

Pour Agali Agalmona, le responsable religieux de la province d’Oudalan, ce message ne s’adresse pas aux musulmans et aux chrétiens de la localité seulement, mais aux peuples du monde : « le message de paix doit être véhiculé partout car nous avons tous un seul et même Dieu. Il est donc plus nécessaire de nous réunir dans une vraie fraternité pour un développement durable ».

« L’aide des Italiens a permis de rehausser le taux d’alphabétisation », Amadou Diemdioda Dicko, promoteur du festival (Ph.226infos)

Pour le parrain de cette édition, Amadou Diemdioda Dicko, le thème est non pas seulement d’actualité, mais a aussi pour objectif de « nous interpeler » car avertit-il : «nous ne sommes pas loin de tous les dangers. Nous ne sommes pas loin du Mali ou du Niger et nous savons qu’il y a la présence de nombreux djihadistes. Il n’est donc pas exclu qu’un jour des djihadistes se trouvent à Gorom-gorom ».

La compétition des chameaux, activité centrale, a eu lieu dans la soirée du 17 janvier. Le top départ a été donné par l’ambassadeur du Canada et a opposé 40 chameliers.

« Le festival est devenu la vitrine du Burkina Faso »

Pour l’ambassadeur du Canada, le Sahel a ses évènements culturels qui méritent une promotion, chose qu’il s’engage à faire car, dit-il « il faut convaincre les gens pour qu’ils viennent voir ces évènements culturels, surtout le FESTICHAMS. Ensemble, nous pourrons convaincre beaucoup plus de touristes et de résidents étrangers de venir et que ça devienne un évènement culturel de renommée ».

Le promoteur, Amadou Diemdioda Dicko, dans son message de remerciement à tous les participants de la 12e édition du FESTICHAMS a lancé ceci: « La zone rouge n’existe plus au Nord. Nous sommes actuellement dans la zone orange et les gens n’ont pas à trop s’inquiéter en ce qui concerne la sécurité.

Nous espérons que le tourisme va reprendre car le festival est devenu la vitrine du Burkina Faso ». Il a aussi demandé l’implication du gouvernement burkinabé pour que les prochaines éditions connaissent un meilleur succès.

La clôture de la 12e édition a été prononcée par le haut-commissaire de la province de l’Oudalan, représentant le ministre de l’administration territoriale et de la sécurité.

Miyiéba Joseph LOMPO (Stagiaire)

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