dimanche 27 septembre 2020
Home | ACTUALITES | Burkina Faso: Les boutiques de transfert d’argent via les téléphonies mobiles connaitront-elles le même sort que les télécentres d’antan?

Burkina Faso: Les boutiques de transfert d’argent via les téléphonies mobiles connaitront-elles le même sort que les télécentres d’antan?

Si vous avez un projet d’investir dans une boutique de transfert d’argent via les téléphonies mobiles ou si vous avez déjà investi dans le domaine, cet article vous interpelle!

Les boutiques de transfert d’argent via les téléphonies mobiles se multiplient au Burkina Faso. De nombreux jeunes burkinabè ont fait de choix d’investir dans ce domaine pour non seulement faciliter et rendre accessible les services de transferts d’argent à cette grande majorité de la population mise sur le banc de touche par les banques classiques, mais aussi atteindre l’autonomie financière et créer de l’emploi pour d’autres jeunes. Le développement de ces boutiques de transfert d’argent via les téléphonies mobiles est donc une bonne nouvelle pour le Burkina Faso, surtout dans ce contexte national où l’insertion socio-économique des jeunes reste un défi entier pour tous.

Des partenariats, présentés comme « gagnant-gagnant » entre les téléphonies mobiles et les institutions bancaires, menacent cependant la survie économique des boutiques de transfert sur le long terme. Ces partenariats autorisent désormais les Banques à ouvrir leur Guichet automatique aux abonnés des téléphonies mobiles pour leur retrait d’argent, à lier leur compte mobile à leur compte bancaire et à envoyer de l’argent à leur proche. Voilà donc une part des marchés des petites boutiques de transfert d’argent via les téléphonies mobiles qui se voit grignoter. Pour être assez optimiste ! Les boutiques de transferts d’argent via les téléphonies mobiles ne connaîtront pas la même fin que les « télécentres » et les « cybert-cafés » d’antan, mais leurs chiffres d’affaires prendront surement un coup et les répercussions sociales seront notables.

Le Burkina Faso a une économie libérale. Liberté ont donc les institutions bancaires et les téléphonies mobiles de nouer le type de partenariat commercial qu’elles souhaitent ; mais le volet social ne doit pas être occulté. Il appartient aussi aux acteurs du domaine de s’avoir anticiper les conséquences sur leur ativité de cette nouvelle donne du secteur. 

226infos.net

Check Also

Compte rendu du Conseil des ministres du 16 avril 2020

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 16 avril 2020, en séance …