dimanche 8 décembre 2019
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Lutte contre le terrorisme : Construire l’union sacrée au-delà des clivages politique, religieux et ethnique

Qui attaque le Burkina Faso ? Et quels intérêts particuliers peut-il avoir à s’en prendre à un pays aussi « débrouillard » que le Burkina Faso ? Ces questions, les burkinabè se les posent depuis maintenant quatre ans. Les réponses vont dans tous les sens. La réponse à ces questions semble mobiliser plus d’énergie que les réponses efficaces à apporter pour assurer la quiétude aux burkinabè et garder sauve l’intégrité du territoire national. Quatre après, la confusion est totale. L’État n’arrivent plus à contrôler une bonne partie du territoire national en raison de la monter en puissance des groupes armés terroristes qui tuent sans aucune considération. Les groupes armés terroristes ont réussi à semer le doute et la suspicion entre les burkinabè de sorte qu’aujourd’hui l’union sacrée pour la défense de la Nation est quasi-impossible. Et pourtant, cette union est une condition pour venir à bout de l’insécurité sous toutes ses formes au Burkina Faso. Il faut donc se ressaisir et jeter les bases d’une union véritable contre les bandes terroristes, qui du reste ne sont pas invincibles, il faut juste créer les conditions de leur invincibilité.

Cette union sacrée tant indispensable et tant recherché ne sera trouvé que si les burkinabè arrivent à aller au-delà des considérations ethnique, religieuse et politique. Le Burkina Faso n’est pas attaquée par un groupe ethnique. Le fait que les assaillants aient parlé le foulfouldé ou le mooré lors d’une attaque meurtrière, ne font pas d’eux des peulh ou des mossis. Et même s’ils appartiennent à ce groupe ethnique, cela ne fait pas de tout ce groupe ethnique des terroristes. Lorsqu’ils tirent, les terroristes ne cherchent pas à savoir l’appartenance ethnique de sa victime.

Le Burkina Faso n’est pas attaqué par une religion donnée. Le fait que les assaillants crient « Allah Akbar » avant de commettre leur sale besogne, ne font pas d’eux des musulmans. Et même s’ils appartiennent à ce groupe religieux, il ne faut évidemment pas commencer à soupçonner son voisin musulman de terroriste. N’y a t-il pas eu des musulmans, parmi les victimes des terroristes ?

Le Burkina Faso n’est pas finalement attaqué par un parti politique donné qui aurait des ambitions présidentielles un peu trop prononcées. Les balles assassines des terroristes ne font pas de tri entre les militants des différents bords politiques. L’Opposition, la majorité et les structures apolitiques ont tous compté des militants parmi les victimes des groupes terroristes.

Les groupes armés terroristes ne sont certainement pas constitués essentiellement d’idiots. Ils sont convaincus que l’unité entre les burkinabè signera la fin de leur règne. Forts de cette conviction, ils ne ménageront aucun effort pour semer davantage la suspicion entre les burkinabè de sorte à rendre impossible cette union. Il nous faut donc ouvrir le bon œil et l’esprit.

Certes, le Burkina Faso n’a jamais courbé l’échine, mais le Burkina Faso qui ne l’a jamais fait est celui qui était uni face à l’ennemi, celui dans lequel l’intégrité était une valeur partagée du haut de la pyramide au bas de l’échelle.

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