dimanche 17 novembre 2019
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Sortie du Premier ministre sur l’application de l’IUTS: L’Opposition politique incite « les fonctionnaires à l’incivisme fiscal », selon le MPP

La Constitution assigne aux partis politiques, la responsabilité de l’animation politique. Cela s’entend, entre autres, quelle que soit son idéologie, par la mise à la disposition des populations d‘analyses politiques et d’informations nécessaires à la compréhension de la situation du pays à tout moment.

Malheureusement comme le montrent certains sondages d’opinions, les Burkinabé se méfient de leur classe politique, et la dernière sortie du CFOP, celle du 1er octobre dernier, ne peut que renforcer ce sentiment à travers les propos diffamatoires et les incongruités qui ressortent de la conférence de presse du CFOP, qui, croyant nuire à l’image du MPP, en tient des propos du genre :

« Le MPP [Mouvement du peuple pour le progrès] doit cesser de rançonner nos opérateurs économiques », en n’apportant aucune preuve, mu par aucune recherche de vérité, sauf la volonté de salir et de nuire.

Et intervenant sur la volonté du gouvernement d’appliquer l’IUTS sur les primes et autres indemnités servis aux fonctionnaires, ils disent ceci : « Cette décision concernant l’IUTS vise en fait à diminuer les salaires des fonctionnaires pour boucher les trous ».

C’est hélas le niveau et la qualité de la participation de notre opposition à l’animation de la vie politique.

Le MPP pour sa part salue le dynamisme diplomatique et la détermination du président du Faso, à travers les initiatives et actions entreprises sans relâche dans le combat contre le terrorisme aussi bien au niveau du G5 Sahel, aux Nations Unies et à la CEDEAO qui vient de tenir un haut sommet des chefs d’Etat à Ouagadougou.
Concernant l’application de l’IUTS, le MPP, comme de nombreux Burkinabè, s’inquiète par le fait que des partis politiques qui aspirent à diriger notre pays un jour, incitent les fonctionnaires à l’incivisme fiscal.

En effet, faut-il le rappeler, tous les revenus et autres bénéfices générés dans notre pays sont imposables. Comme dans tous les pays, l’Etat en a besoin pour fonctionner et appliquer la justice sociale. Il en est ainsi de l’impôt sur les sociétés, (IS), de l’impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles (IBICA), de l’impôt sur le bénéfice des professions non commerciales (IBNC), de l’impôt sur le revenu foncier (IRF), de l’impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM) et évidemment de l’impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS).

Du reste, l’application dont il est question, porte sur les Fonds communs et autres primes et indemnités nouvelles servis aux fonctionnaires qui, jusque-là avaient été épargnés, alors que le secteur privé s’acquittait depuis de ce prélèvement.

Ne pas appliquer l’IUTS aux revenus en question, comme le préconise le CFOP, parce qu’il s’agit de fonctionnaires dont les revenus doivent être préservés, est une vision très grave. En effet dans ce cas, il s’agira non seulement de prendre chez les autres et servir les fonctionnaires, et implique également la possibilité pour les autres contribuables de ne plus s’acquitter de ces impôts, puisque les fonctionnaires en seraient dispensés, avec toutes les conséquences. Car faut-il le rappeler, ces impôts devraient rapporter près de 433 milliards à l’Etat pour un montant de recettes attendu de 1954 milliards (loi de finance N°042-2018 AN du 18 décembre 2018).

A défaut de ces impôts le Burkina Faso devrait financer son développement, seulement par des emprunts, et aux générations futures de rembourser ce qu’elles n’ont pas consommé. Voilà donc le projet de société que nous propose le CFOP.

Il est également déplorable, que ce soit au moment où notre pays, confronté à la lutte contre le terrorisme et l’insécurité, ayant un fort besoin de mobilisation de moyens notamment financiers, que le CFOP trouve opportun de chercher à démobiliser les contribuables.

Il est donc facile de comprendre le sentiment de déception et de discrédit suscité par certains partis politiques dans notre pays.

Nous osons croire que le CFOP est seulement en manque d’inspiration, et que les prochaines fois, la situation nationale sera traitée avec plus d’esprit de responsabilité.

Le porte-parole du parti

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