jeudi 19 septembre 2019
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Conseil des ministres délocalisé : Un projet grippé

 

Après un mois de « vacance » le gouvernement burkinabè tient ce vendredi 6 septembre 2019 son premier Conseil des ministres qui tient lieu de rentrée gouvernementale. Cette rencontre se tient au Palais présidentiel à Ouagadougou, comme à l’accoutumé, même si le gouvernement au cours de son Conseil des ministres du 2 mai 2018 avait adopté un rapport relatif à la ténue de séances du Conseil des ministres dans les régions afin de pouvoir, en marge des travaux, « échanger avec les populations sur leurs préoccupations et de constater de visu les différentes réalisations entrant dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES).» Plus d’un an après, l’adoption du rapport, il n’y a encore pas eu de Conseil de ministres délocalisé.

Au lendemain du 2 mai 2018, la question  des Conseils de ministres délocalisés a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Les médias en font un sujet d’intérêt, la Société civile est divisée sur la pertinence de cette mesure, sur les réseaux sociaux c’est le « pugilat » entre les pros et les antis. Dans l’arène politique, le débat fait rage. L’Opposition politique tire à boulet rouge sur le pouvoir en place. Selon Zéphirin Diabré et ses camarades, le parti au pouvoir est dans une logique de campagne électorale. Il ne s’agit que d’un « tourisme gouvernemental » dont le seul but est de pouvoir utiliser les moyens de l’Etat pour battre campagne. En face, le parti au pouvoir salue la décision du gouvernement qui a le devoir de se rapprocher des populations afin de mieux construire un développement inclusif.

Le porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, au cours d’une conférence de presse ténue le 11 mai 2018 a justifié cette mesure de la délocalisation des Conseils de ministres, qui à priori ne devrait pas coûter la quinine au budget du pays, selon lui. « Si une région du Burkina se sent dans une position délicate, il est nécessaire de lui réaffirmer son appartenance à cette entité qu’est le Faso. J’ai la conviction que le fait de tenir un Conseil des ministres à Djibo, à Fada ou à Dédougou peut permettre à ces localités, qui sont en situation délicate, de sentir que nous formons une seule entité. ».

Plus d’un an après l’adoption du rapport, les zones en position délicate n’ont pas encore abrité ce Conseil des ministres que devraient faire en sorte que les populations sentent bien qu’elles appartiennent à cette entité qu’est le Faso.

226infos.net

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