jeudi 19 septembre 2019
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La fin du procès du putsch de septembre 2015 ouvre-t-elle la voie à la « réconciliation nationale » ?

 

Vérité-justice-réconciliation. C’est le schéma que proposait le Président du Faso Roch Marc Christian pour aboutir à « une réconciliation nationale » au Burkina Faso. Le procès du putsch de septembre 2015 qui a été ouvert en février 2018 devait permettre entre autres de faire la lumière sur tout ce qui s’est passée (vérité) ; de situer les responsabilités et de punir les coupables au nom de la loi (justice). Si tant est si bien que ce procès  permis de connaitre la vérité et de rendre justice aux victimes et au Burkina Faso, devrait-il ne reste au Chef de l’Etat que d’aller vers la réconciliation nationale?

C’est évidemment trop tôt de conclure sur la seule fin de ce procès que tout est réuni pour aller vers une réconciliation nationale. Les plaies que l’on tente de cicatriser ne datent non seulement pas de 2014, encore moins des évènements de septembre 2015. Le procès du putsch de septembre 2015, bien qu’historique, ne porte que sur un petit pan des nombreuses affaires qui ont mis à mal le vivre ensemble au Burkina Faso et mis en extinction le développement durable et harmonieux du pays des hommes intègres.

Le Président Kaboré pour pouvoir enclencher le mouvement vers une « réconciliation nationale » soutenue par l’ensemble des couches burkinabè doit chercher à s’appuyer sur du solide. Le procès du putsch de septembre 2015, même si pour certains encore il n’a pas encore permis de faire ressortir la vérité sur ce qui s’est passé, doit être un début. Chercher à aller furtivement vers une réconciliation nationale en escamotant les différentes étapes et en faisant fi d’ignorer les dossiers de crimes de sang et les crimes économiques qui ont jalonné la jeune histoire de la gouvernance politique au Burkina Faso depuis 1960 à nos jours serait suicidaire. Le hic avec la gouvernance actuelle, c’est que sous la gouvernance du Président Kaboré non seulement des crimes de sang sont commis et sont impunis (Yirgou, victimes du terrorisme) ; mais aussi des crimes économiques sont commis sans qu’une suite ne soit donnée (Affaire charbon fin, Fonds d’entretien routier, Ministère en charge des infrastructures).

La balle est dans le camp du premier responsable du pays et de l’appareil judiciaire. Il leur faut poser les actes forts qui imposeront la réconciliation nationale de façon logique aux burkinabè. Roch Marc Christian Kaboré, malgré tout le pouvoir que lui confère la Constitution ne saura décréter « une réconciliation nationale » vraie et véritable au Burkina Faso.

226infos.net

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