mercredi 26 juin 2019
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Burkina Faso : Nous ne devons plus « aller seulement ! »

Le pouvoir est réduit à sa plus simple expression au Burkina Faso. La situation socio-politico-économique du pays se dégrade à un rythme accéléré et lentement le rubicond est en train d’être franchi. Les autorités burkinabè semblent avoir fait le choix de la résignation face à des évènements qui sont en train de mettre en genou la République.

Les autorités burkinabè sont débordées et ne savent plus comment faire face aux difficultés qui pilonnent les espoirs de développement du Burkina Faso. La sortie médiatique du Président par intérim du MPP, Simon Compaoré, le 11 avril dernier le prouve avec éclat. Ce ‘’show’’ ne fait qu’enseigner aux burkinabè que les autorités actuelles sont à cours de solutions pour sortir le Burkina Faso dans la situation dans laquelle il est embourbé. En conséquence, elles ne font que se résigner en laissant le temps de décider  de ce que sera l’avenir du Burkina Faso.

Le pouvoir s’effrite aux yeux des burkinabè

Les différents évènements qui se sont succédés au Burkina Faso et le rôle de spectateur joué par l’autorité burkinabè ont achevé de convaincre les burkinabè que le pouvoir actuel ne s’affirme aucunement pas. Le massacre de Yirgou a été perpétré par des individus identifiés par la justice, mais qui ne sont jusque-là aucunement inquiétés par la justice, ils défient la justice et les textes fondateurs de la République. L’impunité et l’effacement de l’Etat de droit à Yirgou ont engendré Nafona, Orodara et Arbinda entre autres. La banalisation de vie humaine a atteint un autre cap surtout à cause de cette impunité d’office accordée à des individus qui se sont allégrement substitués à l’Etat de droit et font régner leurs lois dans leur ‘’République.’’

La grogne sociale gagne en ampleur et aucune action concrète n’est entreprise pour ramener la quiétude dans la demeure. Là aussi, l’Etat s’efface. Le parti au pouvoir estime que le mouvement des financiers n’est autre que du sabotage. Soit. Mais ce qu’il faut faire face à un sabotage qui met en difficulté la bonne marche de la République ce n’est certainement pas de tenir une conférence de presse, dénoncer la situation de sabotage et regarder faire. Il faut agir. Il faut trouver une solution à la question. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils ont été votés.

Quitter la posture du spectateur

Il est vraiment temps pour les autorités actuelles de quitter la posture du spectateur qu’elles ont adoptée. Tous les indicateurs sont au rouge et il n’y a quasiment pas d’actions fortes engagées pour faire renverser la tendance. Que des commerçants fassent le choix d’aller expliquer à un chef coutumier les déboires qu’ils rencontrent du fait du mouvement des financiers est la preuve que les citoyens ne croient plus aux capacités de l’Etat, du pouvoir. Le pays est dans un véritable bourbier, mais il n’est pas encore tard pour bien et mieux faire. Il faut agir seulement, vite, bien et maintenant.

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