dimanche 21 avril 2019
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Passage à la cinquième République : Une urgence non urgente !

La nouvelle Constitution burkinabè sera adoptée par voie référendaire. Le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré l’a annoncé à Me Halidou Ouédraogo lors d’une audience qu’il accordée. Cette annonce vient mettre un terme, certes, à la rumeur qui faisait état d’une adoption par voie parlementaire, mais pose à nouveau le problème de la nécessité d’un passage à la cinquième République dans ce contexte particulièrement difficile pour le Burkina Faso.
Le changement de Constitution ne figure aucunement pas parmi les préoccupations des burkinabè. C’est même sans conviction qu’il sera défendu l’idée selon laquelle, il a figuré parmi les préoccupations des burkinabè depuis ces dix dernières années. Le principal hic de la Constitution de la quatrième République était ce fameux article 37 dont la modification était lorgnée par le Président Compaoré. Sous la transition, ce problème a été réglé.
L’obstination a opéré un changement de Constitution reste donc incompréhensible surtout dans un contexte où les indicateurs sont au rouge sur tous les plans. Des problèmes sécuritaires, des problèmes au niveau de l’économie nationale, un secteur privé étouffé, une jeunesse prise dans les mailles du chômage, les secteurs sociaux de bases à genou etc. Lequel de ces problèmes fondamentaux des burkinabè la nouvelle Constitution viendra résoudre ? Aucun. La nouvelle Constitution ne résoudra aucunement pas les problèmes fondamentaux des burkinabè. Dans un contexte de rareté de ressources, évoqué par les acteurs au pouvoir, le Burkina Faso ne peut se faire le luxe d’organiser un Referendum, une élection présidentielle et des législatives en une année. Cela pourrait être interprété comme une méprise vis-à-vis des difficiles conditions du Burkina Faso et des burkinabè.
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