mardi 21 mai 2019
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Police nationale : ‘’La Troupe’’, sans tête ni queue

Un mouvement sans tête ni queue. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier le débrayage constaté à la police nationale burkinabè au cours de la semaine dernière. Le seul syndicat de la police nationale, l’Unapol, a indiqué ne pas être l’instigateur de ce mouvement, mais il le comprend bien et tend à le justifier par la non application des décrets pris par les autorités burkinabè. A l’issue de sa rencontre avec les premiers responsables du Ministère en charge de la Sécurité ce 8 mars 2019, l’Unapol a appelé les policiers à reprendre le service sur l’ensemble du territoire national au regard des conclusions des échanges.
A la sortie du Conseil des ministres du 6 mars 2019, le Porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou témoignait la disponibilité du gouvernement à échanger avec les policiers en mouvement, mais il faudrait d’abord savoir avec qui il fallait discuter. Et la personne morale instigatrice du mouvement, c’est la ‘’Troupe’’. En lieu et place de pouvoir échanger avec cette ‘’Troupe’’, les autorités en charge de la sécurité ont échangé et trouvé des accords avec l’Unapol.
L’unapol est-il confondu à la ‘’Troupe’’ ou la ‘’Troupe’’ est-il ce second Syndicat de la Police nationale qui peine à voir le jour ?
Il parait en tout cas incongru que l’Unapol qui n’a pas lancé le mouvement soit celui-là qui appelle à une reprise des activités des policiers. L’appel a certes été entendu, au grand bonheur de tous, mais il faudra bien lever un coin du voile de ce mouvement pour l’avenir. L’anarchie ne doit pas s’installée dans la Police nationale surtout pas dans un contexte d’insécurité comme celui du Burkina Faso. Si l’Unapol est le seul Syndicat légal de la Police nationale, c’est à lui que revient l’initiative de lancer des mouvements légaux de protestation. Cependant, il faut également que ce Syndicat puisse être le fidèle porte-parole des policiers parce qu’une fois que les policiers ne se reconnaissent pas dans les actions de leur Syndicat, ils prendront d’autres initiatives, même illégales et passibles de sanctions, pour se faire entendre.
La police est un maillon essentiel dans la chaine de sécurité au Burkina Faso, il faudrait bien que la stabilité revienne au sein de cette institution, aussi bien entre les policiers eux-mêmes et surtout entre les policiers et les autorités en charge de la Sécurité. Un certain nombre d’engagements ont été pris par les autorités et il y a bien de raisons de croire que leur mise en œuvre contribuera à ramener la quiétude dans la demeure et surtout à oter à ‘’la Troupe’’ toute idée de lancer un autre mouvement.

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