dimanche 21 juillet 2019
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FESPACO 2019 : Et Karekezi brisa le rêve burkinabè !

« The Mercy of the jungle » a été sacré lauréat de la 26ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Le film du Rwandais Joel Karekezi a surclassé ses 19 autres concurrents en lice pour l’Etalon d’or de Yennenga. Karekezi vient briser ainsi le rêve burkinabè, un rêve que le pays des hommes intègres cherche à concrétiser depuis 1997.

Le Burkina Faso devrait encore attendre, attendre afin que soit concrétisé son rêve d’inscrire un troisième cinéaste dans la prestigieuse liste des lauréats du FESPACO. La déception, il faut le dire, est grande surtout lorsque revient à la mémoire les 1 milliard du Chef de l’Etat pour les cinéastes. Avec ses trois films en compétition pour l’Etalon d’Or de Yennenga, le Burkina Faso avait des chances réelles de sortir victorieux de cette compétition.

« Desrances » d’Appoline Traoré était l’Etalon sur lequel misait beaucoup de burkinabè. Présente en 2017 avec « Frontières », Appoline Traoré a une fois de plus été dans les starting-blocks de cette édition du Fespaco. Pour la réalisation de ce film, elle y a mis du cœur et pas seulement. Les qualités intrinsèques de la cinéaste et les moyens qu’elle a déployés pour son film ont fait croire aux burkinabè que dame Traoré allait succéder à Alain Gomis et écrire l’histoire du cinéma africain en devenant la première femme à être sacrée Etalon d’Or de Yennenga. Hélas ! Elle s’en sort avec le prix du Meilleur décor.

Le rêve burkinabè lors de cette édition du FESPACO était également porté par un duo de choc : Abdoulaye Dao et Hervé Lengani. Avec « Duga (Les Charognards) » l’espoir était permis. Abdoulaye Dao est connu pour sa rigueur au travail et sa capacité a traité avec sérieux des sujets lourds. Le duo de réalisateurs burkinabè a réussi à donner du sens aux images et à inscrire « Duga » parmi les prétendants sérieux au sacre. Mais hélas !

Le challenge pour Issiaka Konaté, l’autre étalon en course pour l’Or, était double. Il fallait non seulement réussir à inscrire son nom à côté des géants Idrissa Ouédraogo et Gaston Kaboré, mais également réussir à remporter l’édition cinquantenaire avec un film qui bouscule un peu les codes. Le challenge était trop grand pour l’auteur de « Hakilitan (Mémoires en fuite) », surtout lorsqu’il avait en face de lui un certain Joel Karekezi.

Les représentants burkinabè n’ont aucunement pas été ridicules lors de cette édition du FESPACO. Le Yennenga d’Or ne sera pas pour cette édition, mais il pourra l’être en 2021. Il faudra donc tirer toutes les conséquences sans complaisance aucune parce que OUI les cinéastes burkinabè ont des comptes à rendre aux burkinabè. Ce n’est qu’à l’issue qu’il faudra se repositionner pour l’édition de 2021.

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