samedi 20 octobre 2018
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Procès du putsch manqué : « Il n’y a aucune gloire à être un instrument de vengeance politique par procuration. » Ouédraogo Adama ‘’Damiss’’ au Parquet

Le procès du putsch manqué de septembre 2015 s’est poursuivi ce mardi 09 octobre 2018 à Ouagadougou. Et pour l’audition du jour, c’est le journaliste Ouédraogo Adama dit Damiss qui était à la barre. Face aux juges, Ouédraogo Adama n’a pas reconnu les faits de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, de complicité de coups et blessures et de meurtres qui lui sont reprochés.

Le journaliste a dénoncé un acharnement du parquet militaire sur sa personne. Et c’est cet acharnement, téléguidé par des politiciens de l’ombre qui expliquerait ses déboires, selon lui. Ouédraogo Adama explique que c’est le 16 septembre qu’il apprendra, comme tous les burkinabè, ce qui se passait du côté de Kossyam. Après avoir eu connaissance qu’une rencontre devrait se tenir à la Présidence du Faso entre les Officiers et des médiateurs, il se décidera à s’y rendre, en tant que journaliste, pour accomplir sa mission d’information de l’opinion publique. Il quittera son domicile autour de 23h. Il n’éprouvera pas trop de difficulté à se rendre au Palais outre des bisbilles qu’il a eu avec des militaires du RSP juste avant la télévision BF1. Ouédraogo Adama se verra par ailleurs refuser l’accès à la salle où devait se tenir la rencontre. Vu le temps que l’attente prenait et au regard du fait qu’il devait se rendre à Bobo-Dioulasso le lendemain 17 septembre, il regagnera son domicile sans avoir eu la teneur de la rencontre.

Le départ pour Bobo-Dioulasso ne pourrait avoir lieu en raison de la pénurie de carburant qu’il y avait dans la ville de Ouagadougou. Dans la matinée, cependant, il rencontrera le Protocole de Djibril Bassolé qu’il lui remettra une somme d’un million de franc cfa de la part du Général. Cette somme serait selon lui pour des services personnels qu’il a rendus à l’épouse du Général et aussi pour les raisons sociales qui l’amenait à Bobo-Dioulasso. Le journaliste a par ailleurs tenu à préciser que ces rapports avec Djibril Bassolé datait de très loin et qu’il le considérait comme un « Oncle ». Et ce n’est pas la première fois que le Général l’apporte du soutien pour une raison ou une autre.

Ouédraogo Adama ne reconnait aucunement pas avoir contribué à la rédaction du communiqué du CND. Il ne reconnait pas l’avoir lu ou vu avant sa publication le 17 septembre 2015.

Du reste, il indique que dans le cadre de la rédaction de son livre, il a eu à rencontrer de nombreuses personnalités politiques et militaires dont le Général Gilbert Diendiéré. Mais leur échange est resté essentiellement dans le cadre de son livre.

Le parquet militaire a fait ressortir des retranscriptions d’appels téléphoniques que Damiss aurait eu avec le Général Bassolé, mais l’accusé ne reconnait pas être le titulaire du numéro et même d’avoir échangé des propos, tels que retranscrits, avec le Général pendant la période du putsch.

L’audition de l’accusé journaliste se poursuit toujours à Ouagadougou.

226infos.net

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