mardi 25 septembre 2018
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Meurtriers affrontements à Karangasso-Vigué : Ce qui devait arriver, arriva !

De violents affrontements ont opposé des Koglweogos et des Dozos dans la commune de Karangasso-Vigué dans l’Ouest du Burkina Faso ce mercredi 12 septembre 2018. Ces violences se sont soldées par au moins quatre morts et une dizaine de blessés. Ce qui pouvait largement être évité par l’engagement de l’autorité a fini par arriver.
Karangasso-Vigué est devenue une véritable poudrière depuis les municipalités de juin 2016 où les aborigènes étaient opposés aux allogènes. Le conflit, né de la contestation de l’élection d’un supposé allogène à la Mairie de cette commune a entrainé des violences qui se sont soldés par au moins deux morts. Au regard de la situation qui prévalait dans la commune, l’autorité a simplement estimé que la résolution de la crise passait par une reprise des élections. Elle ignorait qu’elle faisait face à l’acte 1 d’un conflit social qui pourrait se solder par plusieurs morts.
En février 2018, les bras armés des deux groupes frôlent l’affrontement. Les Dozos aborigènes et Koglweogos allogènes seront rappelés à l’ordre par les autorités traditionnelles et étatiques. Aux u médiateurs de la crise, les populations avaient indiqué qu’elles s’opposaient à une installation des groupes Koglweogo dans la localité préférant les Dozos. Les autorités avaient dès lors un discours clair : « Pas d’installation de groupe Koglweogo dans une localité sans l’approbation des populations ».
Le discours restera discours. Et la situation restera tendue, très tendue. La pacifique cohésion entre les deux entités témoignait de la lente montée de la colère des populations. L’effacement des autorités face à la réalité du terrain dans la commune de Karangasso-Vigué n’a pas arrangé les choses. Ce mercredi 12 septembre 2018 ce qui devait arriver arriva.
L’Etat est une fois de plus face à ses responsabilités. Le laxisme dont il a fait montre dans cette affaire de Koglweogo, Koglweogo-Dozo doit clairement relever d’un sombre passé de cette période post-insurrectionnel. Le contexte sécuritaire burkinabè ne permet pas ou plus aux autorités donner le pouvoir à des groupuscules armés d’imposer leur diktat aux populations. Si l’Etat avait fait respecter son autorité de façon générale depuis l’avènement de cette histoire de Koglweogo, et de façon spécifique dans le cas Karangasso-Vigué certaines malheureuses situations auraient bien pu être évitées. Mais, il n’est jamais tard pour mieux faire.
226infos.net

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