samedi 20 octobre 2018
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Procès du putsch manqué de septembre 2015 : Le Soldat Coulibaly Samuel peine à convaincre la partie civile et le Parquet

 

Le procès du putsch manqué de septembre 2015 s’est poursuivi ce mardi 24 juillet 2018 par l’audition du Soldat Coulibaly Samuel. Face aux Juges, le Soldat qui cumule 12 ans de service au Régiment de sécurité présidentielle (RSP) n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Le Soldat et chauffeur « professionnel » membre du Groupement des unités spéciales (GUS), Coulibaly Samuel dit avoir su qu’il y avait une tentative de coup d’Etat au Burkina Faso seulement que le 19 septembre 2015. Comment cela s’explique-t-il ? A la barre, le Soldat relate en effet qu’il était à Nouna pour une permission qui devrait prendre fin le 16 septembre 2015 à minuit. A l’approche de cette échéance, il a demandé une prolongation de sa permission en vue de rester au chevet de son enfant dont la santé se dégradait. Sa demande ne va pas prospérer. Il se verra ainsi contraint de rejoindre Ouagadougou, mais il ne pourra le faire avant l’expiration de sa permission. Ce n’est que le 17 septembre 2015 autour de 12 heures qu’il sera à Ouagadougou. Durant tout son trajet jusqu’à son arrivée à Ouagadougou, le Soldat Coulibaly Samuel n’a rien observer d’étrange. Tout lui paraissait normal, rien ne lui indiquait que le pays traversait une crise.

Sitôt arrivé à la gare, le Soldat rejoindra le camp Naaba Koom 2. Jusque-là, rien ne lui indiquait que la stabilité était mise à mal. C’est au camp Naaba Koom 2 qu’il apprendra que le quartier était consigné. Il prendra juste acte et ira prendra faction à un poste de garde avant l’arrivée de son supérieur hiérarchique. Le Soldat y passera toute la soirée et après ira dans la salle de repos. Jusque-là, il n’a pas eu vent de l’arrestation des autorités de la Transition.

Le 18 septembre 2015, il sera à poste de garde tôt dans la matinée. A la demande du Sergent-chef Sanou Aly, son supérieur hiérarchique, Lamoussa Badoum lui instruira de se mettre à la disposition du Sergent-chef Aly Sanou. C’est ainsi qu’il le conduira durant la matinée. Ils se rendront au Conseil de l’entente en passant par l’Avenue Charles De Gaulle, l’Avenue des Tansoba et l’Avenue Mouammar Kadhafi. Durant tout ce trajet, tout paraissait normal aux yeux du Soldat. Tout ce qu’il a vu, ce sont des cailloux se trouvant de part et d’autres de la route. Après, le Soldat conduira un véhicule du cortège de l’équipe du Sergent-chef Sanou Aly qui se rendait à Zorgho. Il a juste conduit le véhicule jusqu’à Zorgho sans poser un autre acte. De retour à Ouagadougou, il reprendra sa faction à son poste de garde sans savoir que les autorités de la Transition étaient arrêtées et qu’une tentative de coup d’Etat était en cours.

Le 19 septembre 2015, il sera affecté à la sécurité de la résidence du Président Kafando. C’est à ce poste et à ce jour qu’il apprendra que les autorités de la Transition étaient enlevées et qu’une tentative de putsch était en cours. Il restera à ce poste jusqu’au 25 septembre 2015.

Les avocats de la partie civile et le parquet militaire peinent à croire que le Soldat Coulibaly Samuel n’ait pris connaissance de l’enlèvement des autorités que le 19 septembre 2015, alors même qu’il était au cœur du dispositif de façon passive ou active. Malgré les insistances, le Soldat Samuel Coulibaly campera sur sa position, ce n’est que le 19 septembre 2015 qu’il a pris connaissance de la situation nationale. Il indiquera d’ailleurs avoir même su que le putsch avait fait des morts environ six mois après les évènements… devant le Juge d’instruction.

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