samedi 22 septembre 2018
Home | ACTUALITES | Médiateur du Faso-Démissions: La toute puissante dame Politique !

Médiateur du Faso-Démissions: La toute puissante dame Politique !

 

Le Professeur Abdoulaye Soma, Directeur de cabinet (Dircab) du Médiateur du Faso a été démis de ses fonctions par un décret pris par le Médiateur du Faso, Saran Sérémé, en date du 10 juillet 2018. Cette mise à terme de la fonction du Dircab Soma vient après les démissions successives du Juge Emile Dala, Conseiller juridique de l’Institution, et d’Issa Napon, le Chargé de communication. Et selon des indiscrétions, la vague de démission pourrait se poursuivre au fur et à mesure que les échéances de 2020 approchent.

Les raisons de la démission du Pr Abdoulaye Soma ne sont pas officiellement connues, tout comme celles du Juge Dala et du Chargé de communication Issa Napon. Mais, il est évident que pour bien d’acteurs, l’ancienne présidente du Parti pour la démocratie et le changement (PDC) peine à incarner le rôle clairement dévolu au Médiateur du Faso. Un conflit entre la personne et la personnalité qui déteint sur le fonctionnement de l’Institution. Dès la nomination de la Présidente au PDC à la tête du Médiateur du Faso, il y avait à craindre pour la bonne marche de l’Institution. Politiquement mouillée, proche du parti au pouvoir le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) –proximité qui lui ait value le poste de Médiateur du Faso-, Saran Sérémé devrait premièrement réussir une métamorphose extraordinaire en se débarrassant de sa tunique politique. Sans cette métamorphose, l’Institution ne pouvait en aucun cas convaincre les burkinabè de sa neutralité et de sa capacité à mener des médiations de façon objective. Des tournées organisées dans les différentes régions du pays du Burkina Faso, dans le but officiel de faire connaitre une Institution dont la création ne date pas d’aujourd’hui, ont été organisées. Ces tournées aux allures d’activités politiques ont apporté de l’eau au moulin de cette opinion publique qui estime qu’avec un acteur politique à la tête du Médiateur du Faso, l’Institution ne peut que courir à sa perte.

Pour une Institution qui peine déjà à justifier sa raison d’être dans l’univers institutionnel du pays des hommes intègres, il serait plus intéressant d’épargner les burkinabè d’une crise, qu’elle soit latente ou confirmée. Il appartient au Médiateur du Faso de prendre des mesures idoines pour que les raisons officieuses qui ont prévalues aux démissions en cascades puissent être résolues de façon raisonnable. Il serait entièrement anachronique de croire pouvoir avoir une potion magique pour mettre toute une Institution et ses hommes au service d’une ambition politique déguisée ou d’un parti politique.

226infos.net

Lire aussi

3ème édition de Ouaga Film Lab : L’ouverture c’est pour ce jeudi

  La troisième édition de Ouaga film Lab s’ouvre ce jeudi 20 septembre 2018 dans …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *