mercredi 15 août 2018
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Mali – Campagne présidentielle : Pondération ! Le mot d’ordre dicté par le contexte sécuritaire

 

Le top départ de la campagne présidentielle malienne a été donnée ce samedi 07 juillet 2018. Pendant trois semaines, les vingt-quatre candidats en lice parcourront les quatre coins du pays afin de convaincre les maliens pour qu’ils les portent à la magistrature suprême du pays au soir du 29 juillet 2018. L’exercice a débuté en grande pompe avec le sortant Ibrahim Boubacar Keita et son principal challenger Soumaila Cissé.

Elu en 2013 à tête d’un pays flagellé et coutumier aux attaques terroristes, Ibrahim Boubacar Keita fera face à 23 candidats dont le seul objectif sera de l’évincer dans les urnes. Pour cela, le bilan d’IBK devra être exploité pour dissuader les maliens de lui refaire confiance pour les cinq prochaines années. La situation sécuritaire sera exploitée de fond en comble. Malgré la présence des forces françaises au Nord du Mali, le déploiement des forces armées maliennes dans la partie Nord du pays, le pouvoir d’IBK n’a pas réussi à pacifier et à contrôler le Nord du Mali. Cette partie du pays reste un no man’s land, un far West où règne la loi du plus fort. Djihadistes, terroristes, sécessionnistes et autres trafiquants de drogues règne en maître avec tout le cortège de malheur qui va avec. Ce bilan sécuritaire devrait mettre bien mal à l’aise IBK certes, mais cela ne signifie aucunement pas qu’il donnera aux autres candidats un important avantage.

Dans leur conquête du pouvoir, les concurrents d’IBK devraient attaquer son bilan, mais c’est la pertinence d’un programme présidentiel expliqué de façon méthodologique aux populations qui ouvrira la porte de la présidence à un candidat. Le nombre élevé de candidat pour cette présidentielle ne peut que réjouir le sortant IBK qui n’y verra qu’une porte ouverte pour sa réélection. Il n’est cependant pas exclu que des alliances se nouent avant le 29 juillet 2018 en faveur de candidats les plus cotés de la liste.

Les candidats à la présidentielle doivent par ailleurs s’assurer de ne point franchir le rubicond en tenant des propos et des actes qui remettront en cause l’unité et la cohésion d’un pays que des groupuscules terroristes font vaciller. Il serait plus facile à ces candidats de fragiliser l’unité du pays pour accéder au pouvoir, le plus difficile reste de récoler et de diriger une telle nation jusqu’à bon port. Comme dans toutes les présidentielles, le plus difficile n’est pas d’accéder au pouvoir. Le vrai challenge se présente à l’heureux élu après son installation dans le fauteuil présidentiel.

226infos.net

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