mercredi 15 août 2018
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Affaire Sécurité islamique : L’Association Nachroula islam envisage des plaintes contre des médias et des personnalités


Le Sidwaya n°8621 du vendredi 30 mars au 02 avril 2018, aux pages 4 et 5, sous la rubrique Politique et Diplomatie, a consacré un article sur l’affaire dite de la « Sécurité islamique de Pouytenga », sous le titre des « Sécurité islamique à Pouytenga : les dessous d’une unité ». Ledit article sera largement repris par l’Evènement qui titre « des révélations qui interpellent le gouvernement » en Une de sa parution N°371, du 10 avril 2018, sans rien ajouter quasiment au contenu de l’article de Sidwaya précité.

Sous ses airs d’une enquête de terrain, ce reportage, censé renseigner sur ce qu’il en est réellement de cette affaire sur place à Pouytenga, est bien malheureusement volontairement truffé de nombreuses non-vérités et de libertés prises expressément avec la réalité et a été l’occasion de malveillance à l’égard de notre association à travers des choix de notre Association. Cet institut est reconnu depuis le 25 juillet 2012 et a pour fondateur El Hadj Moussa COMPAORE et n’a aucun lien avec notre association. Notre unique établissement scolaire dans tout le Burkina est dénommé Collège d’enseignement général Nachroul Islam, reconnu le 2 novembre 2016 et sis au secteur n°5 de Pouytenga, comme cela est vérifiable sur la base des documents administratifs que nous avons joints au présent. Les deux établissements ont donc des identités et des documents administratifs bien distincts.

Aussi avons-nous été sidérés que le reporter, citant « d’autres sources » sans précision, colporte à notre détriment l’information fallacieuse et hautement dangereuse selon laquelle nous aurions une école islamique au secteur n°3 où nous donnerions, « au-delà de l’enseignement, une formation commando aux élèves ». Pourquoi colporter avec autant de hardiesse et de désinvolture des accusations mensongères mensongères et aussi graves ? Quels sont les desseins cachés de ce sinistre colportage, surtout que, votre ‘reporter’, faute de vérifier par lui-même l’information, comme on l’enseigne dans les écoles élémentaires de journalisme, n’a pas pris la peine d’utiliser du conditionnel ? Pourquoi ne s’est-il pas contenté des réponses des forces de défense et de sécurité, qui lui ont dit clairement « qu’il n’y a pas de feu dans la maison » ? Monsieur Harouna Balma, cité par le pseudo-reportage, affirme que « l’initiative de cette sécurité islamique remonte depuis près de deux ans, lors de la mise en place du nouveau bureau de la communauté musulmane de Pouytenga ». Pourtant le service d’ordre remonte à plus d’une douzaine d’année, à l’initiative du Mouvement Sunnite. Le sieur Balma a fait là une affirmation gratuite et malveillante juste pour faire coïncider la mise en place de notre service d’ordre avec la crise à la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF) à Pouytenga.

Nous n’avons aucune « sécurité islamique » mais plutôt un service d’ordre, comme l’ont d’ailleurs dit, dans le reportage de Sidwaya, des « sources proches de la sécurité », « ce sont les réseaux sociaux qui ont amplifié l’affaire, sinon il n’y a pas de feu dans la maison ». « Ça se fait dans plusieurs religions, allez dans les églises catholiques et protestantes, elles ont des services d’ordre. A ma connaissance, ce n’est que ça », ont-ils dit notamment. Pourtant, malgré cet avis de professionnels de la sécurité, le ‘reportage’ de ce quotidien a choisi de faire dans la malveillance, non seulement en donnant la parole à des individus d’un scrupule douteux mais également à travers le choix combien tendancieux et malveillant de certains termes. En effet, M. Prosper Yaméogo, maire de la commune de Pouytenga, a trouvé « curieux » qu’il y ait une pratique sportive « parce que le sport que nous avons connu à l’école n’intègre pas tous ces éléments ».

D’abord, il n’est nulle part prévu que le sport qu’il a connu en son temps à l’école l’institut dont la clôture est en dur. Ainsi, probablement, c’est du fait de ses dénonciations calomnieuses que, courant mai 2016, des enquêtes de gendarmerie et des fouilles ont été faites sur tout le site de l’Institut et toutes ses dépendances. A l’occasion, un des enquêteurs avait réclamé l’arrêté et l’autorisation d’ouverture de l’Institut Nashril, de même que les papiers autorisant l’entraîneur de Shotokan à y exercer. Et rien de répréhensible n’a été trouvé, à l’issue de cette enquête et aucune suite n’y avait été donnée par les services compétents. Cette conclusion de ces enquêtes révèle le harcèlement dont l’AINP est victime, à coup de mensonges et de manipulations. Et le contentieux que le maire entretien avec nos associations, autour de l’école de la fondation Khadafi peut n’y être pas étrangère. Le fait que les ‘comptes rendus’ du maire soient restés sans suite, si tant est que compte rendu il y en a eu effectivement calomnieuses auxquelles l’autorité n’a pas voulu donner suite, soit qu’il est plus connaisseur de la légalité que les autorités auxquelles il a adressé ses comptes rendus. Et ses récriminations contre leur supposée non-réaction signifient qu’elles seraient inconséquentes selon le maire qui serait alors le seul à se préoccuper de la sécurité des populations de Pouytenga. Monsieur le maire et son cousin, sans prendre la peine de les vérifier, ont ainsi lancé des informations graves portant atteinte à la respectabilité de citoyens. Ainsi, le conseiller Jacques Yaméogo vous a soufflé que l’association aurait fait « circuler l’argent pour mieux recruter ses fidèles » et « motiver les jeunes ». Le Conseiller YAMEOGO a-t-il dénoncé ces faits de recrutement de fidèles aux autorités compétentes et se sont-elles tues malgré la gravité de ces faits si c’était vraiment des faits avérés ? A-t-il des preuves de ces affirmations graves et dangereuses pour la stabilité du Burkina Faso ? Son acolyte, El hadj Harouna Balma, a prétendu que « des motos de marque « Sirus » ont été achetées et distribuées à la plupart des jeunes qui sont fidèles à la doctrine, et (que) de l’argent a circulé dans les quartiers pour «acheter» les personnes âgées », et que, « en plus des jeunes recrues de l’école islamique et de ceux de son service d’ordre chargés de la sécurité des engins lors des manifestations, des jeunes sont recrutés et formés sans que ni l’un ni l’autre ne puisse fournir de preuves d’accusations aussi graves que mensongères. Quant au journal, son titre à la une, « les dessous d’une unité », et les phrases à l’intérieur du ‘reportage’ évoquant une « unité de sécurité », « cette sécurité islamique n’est que le « bras armé» (Sans le guillemets sous une de vos photos d’illustration) ou encore « toutes nos tentatives pour avoir des informations sur les sources de financement de l’association situation actuelle desdites tenues, se sont heurtées à une résistance de la part de M. Sana et ses camarades », sont autant de choix malveillants à dessein et à tout le moins contestables car sans aucun fondement ni preuve. Ces phrases comportent une intention manifeste de nuire, surtout que votre rubrique Politique et Diplomatie n’est pas celle qui conviendrait à un ‘reportage’ qui relève davantage de la rubrique Société.
Par exemple, relativement à leurs tentatives, qu’ils présentent faussement comme nombreuses, lorsque nous avons reçu les quelques quatre journalistes et qu’ils nous eurent indiqué l’objet de leur visite, nous les en avons remerciés. Puis nous leur avons dit qu’ils venaient tard, après que la Fédération des associations islamiques eut pris sur elle, à la demande des autorités, de prendre en charge cette affaire et qu’ils avaient à s’adresser à elle. Ce fut la seule fois où nous avons eu un entretien avec les membres de l’équipe de reportage. Aussi de quelles « toutes nos tentatives » « pour avoir des informations sur les sources de financement » parle le reporter ? Est-ce déontologiquement acceptable d’agir de cette façon alors que la question spécifique du financement de notre association n’a jamais été abordée avec nous ?

En outre, de quelle résistance de M. SANA parle-t-il, alors qu’il leur a suggéré de s’adresser à la Fédération des associations islamiques pour leurs questions ? S’est-il adressé à la FAIB dans le cadre son ‘reportage’ ? La photographie d’une mosquée illustrant votre article, que vous présentez « comme une mosquée au secteur 3 de Pouytenga » où « les recrues de l’école islamique de l’association sont formés (sic.) » est mensongère pour la raison que notre association n’a pas d’école islamique et prise d’un endroit broussailleux pour renforcer la sombre peinture que vous faites de notre association. Pouytenga et n’a certainement pas pu prendre part à la crise de la Communauté musulmane et, d’autre part, que peut bien chercher notre association, qui est distincte de la CMBF, qui plus est, est proche du mouvement sunnite, dans une crise qui affecte la CMBF ?

Aussi, comment l’association aurait-elle pu dans ces circonstance « jeter son dévolu sur la grande mosquée où elle veut imposer son imam, toujours selon El hadj Balma » ? L’Association Nachroul islam de Pouytenga a toujours travaillé avec les autorités communales, provinciales et régionales sans jamais mettre en avant la question religieuse et M. Jean-Baptiste KABORE, ancien maire de Pouytenga pourra en témoigner, vu que jusqu’à ce jour, nous avons d’excellentes relations avec lui. Au regard de tous ces éléments et de l’absence notoire de professionnalisme du ‘reporter’ plus sensationnaliste que journaliste, et des accusations graves colportées par certains desquelles nous n’aurions pu nous taire, car non seulement, le but en est de lyncher médiatiquement notre association et surtout d’appeler à la discrimination religieuse contre des musulmans de Pouytenga qui, comme tous les autres citoyens de ce pays que nous chérissons, ont le droit de faire tout ce que la loi n’interdit pas.

Aussi souhaiterions-nous déposer plainte contre :

. Le quotidien d’Etat et son journaliste Lassané Osée OUEDRAOGO, pour dénonciation calomnieuse et diffamation et complicité de dénonciation calomnieuse et de diffamation ;

. Contre le conseiller Jacques YAMEOGO, pour dénonciation calomnieuse et diffamation

. Contre el hadj Harouna BALMA, pour dénonciation calomnieuse et diffamation ;

. Une plainte contre X, pour dénonciation calomnieuse et diffamation pour toutes les affirmations anonymes portées contre notre association

. Date jugement jeudi 5 juillet 2018 à Ouagadougou.

Daawatoul-islamia.ne

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