lundi 19 novembre 2018
Home | ACTUALITES | Crise au Ministère de l’Economie et des finances : Le secteur privé, au bord du gouffre, veut une sortie de crise rapide

Crise au Ministère de l’Economie et des finances : Le secteur privé, au bord du gouffre, veut une sortie de crise rapide

 

Touchés de plein fouet par la crise qui prévaut au Ministère de l’Economie, des finances et du développement (MINEFID) depuis plusieurs mois, les acteurs du secteur privé burkinabè veulent qu’une issue heureuse et rapide soit trouvée à cette crise. Ils l’ont fait savoir ce vendredi 22 juin 2018 à Ouagadougou au cours d’une rencontre d’échange organisée avec les premiers responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina.

Présidée par le premier responsable de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, Mahamady Sawadogo dit Kadhafi, cette rencontre d’échange avec les acteurs du secteur privé avait pour d’avoir l’appréciation générale des acteurs du secteur privé sur la situation de crise au Ministère de l’Economie, des finances et du développement, d’avoir une idée des impacts de cette crise sur le privé et de dégager une perspective.

D’une façon générale, les participants à la rencontre ont déploré la crise qui perdure au Ministère de l’Economie, des finances et du développement. Les autorités burkinabè et les structures syndicales du MINEFID devraient, chacun en ce qui lui concerne, mettre un peu d’eau dans son vin afin de sauver l’économie nationale en générale et particulièrement les entreprises privées qui sont au bord du gouffre, selon Adja Ouédraogo, participante à la rencontre. Les conséquences de cette crise sur le secteur privé sont à situer à trois niveaux, selon dame Ouédraogo. Au niveau des services des douanes à la frontière, où les importateurs voient leurs camions bloqués dans de longues files d’attente ; au niveau des impôts et du trésor où les commerçants peinent à entrer en possession de leurs chèques, les mettant du coup dans une position inconfortable vis-à-vis de leurs banques ; le troisième niveau est celui de la mévente et le manque de marchés qui rongent à petit feu les entrepreneurs burkinabè.

A la sortie de cette rencontre, Mahamady Sawadogo, le Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina a indiqué que la stabilité et la prospérité du secteur privé sont tributaires de la tranquillité au niveau du secteur privé burkinabè. C’est pourquoi, la Chambre de Commerce et d’industrie du Burkina, mandatée par les acteurs du privé, entreprendra des démarches envers les autorités burkinabè et les structures syndicales du Ministère de l’Economie et des finances afin de contribuer à la résolution de cette crise. Mahamady Sawadogo a par ailleurs indiqué que sa structure pourra engager un Cabinet spécialisé pour une évaluation financière des pertes du secteur privé du fait de ces grèves perlées. Mais même il ne fait pas de doute que ces pertes sont énormes pour le secteur privé burkinabè.

226infos.net

Check Also

République démocratique du Congo : Le ridicule a son camp politique !

République démocratique du Congo : Le ridicule a son camp politique  La sérénité aura quitté le …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *