dimanche 24 juin 2018
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Burkina Faso – Lutte contre le terrorisme : Neutraliser l’ennemi interne, cette laborieuse tâche

 

Tombé le 22 mai dernier sous les balles assassines de présumés terroristes qui projetaient perpétrer des attaques dans la ville de Ouagadougou courant juin 2018, le MDL-Chef François de Salle Ouédraogo a été inhumé ce jeudi 24 mai 2018 à Ouagadougou. Les populations burkinabè et les autorités burkinabè ont rendu un vibrant hommage à un homme qui aura donné sa vie pour épargner le Burkina Faso d’une nouvelle attaque terroriste ravageuse. L’engagement et la bravoure de l’homme restera une référence d’abord pour la grande famille des Forces de défense et de sécurité appelée à poursuivre avec abnégation le noble combat pour lequel le brave Ouédraogo est tombé. Et pour sortir victorieux de ce combat, les frères d’armes du MDL-Chef et les autorités burkinabè devraient trouver la formule pour détecter et neutraliser les ennemis internes.

L’opération menée dans la nuit du 21 au 22 mai 2018 dans le quartier Ragnongo de Ouagadougou aura permis de prouver de la façon claire et pertinente que des burkinabè offrent des facilités aux terroristes pour l’exécution de leur projet sur le sol burkinabè. L’épanouissement du terrorisme au Nord et au Sahel burkinabè a consacré la naissance d’un terrorisme endogène ; mais refusant d’admettre cette réalité, certaines langues ont argué qu’il s’agirait d’acteurs étrangers qui ont su profiter de la porosité des frontières et de l’absence de l’Etat dans cette partie du Burkina Faso pour étendre leur influence dans la bande sahélo-saharienne. Mais la réalité était que depuis bien longtemps, le fantôme était dans la maison.

L’attaque de Samorogouan

Octobre 2015. Trois gendarmes burkinabè ont péri dans une attaque terroriste perpétrée par une trentaine d’hommes armés à Samorogouan une localité située à une cinquantaine de kilomètres d’Orodara. Les investigations menées suite à cette sanglante attaque ont conduit vers un groupe terroriste moins évoqué sur le plan médiatique mais dont les exactions sont assourdissantes : Le Front de libération du Macina, dirigé par un certain Amadoun Kouffa. Ce chef terroriste, récemment arrêté par les Forces armées maliennes, avait confié à un certain Boubacar Sawadogo la sécrète tâche d’implanter des cellules terroristes dans son pays, le Burkina Faso, et d’y perpétrer des attaques d’envergures. L’attaque de Samorogouan aura donc été le baptême de feu de Boubacar Sawadogo dans son propre pays, le Burkina Faso. Et cette attaque n’avait pas été effective qu’avec des maliens.

Ragnongo ou la confirmation

Le MDL-Chef François de Salle Ouédraogo est peut-être tombé sous les balles d’un autre burkinabè qui voulait endeuiller son propre pays pour satisfaire des obscurantistes égarés qui n’ont que faire de l’humanité. Le procureur du Faso, Maiza Sérémé a révélé au cours de sa conférence de presse que les terroristes de la villa de Ragnongo étaient constitués de deux burkinabè et de deux maliens. Les deux burkinabè sont Sawadogo Abdoulaye et Ouédraogo Youssouf. Le procureur précise par ailleurs que Sawadogo Abdoulaye, qui est le cerveau de ce groupe de quatre terroristes, quatre comme le nombre de terroristes qui a attaqué l’Etat-major général des armées le 02 mars dernier, est également impliqué dans la sanglante attaque de Samorogouan en octobre 2015. Serait-il alors le frère de Boubacar Sawadogo, ce chef terroriste dont mission lui a été confiée d’implanter des cellules terroristes au Burkina Faso ?

C’est désormais clair et sans équivoque, il ait des burkinabè qui flirtent avec des Chefs terroristes qui n’ont qu’une seule obstination : mettre le Burkina Faso à genou. Cette réalité devrait booster davantage l’engagement des autorités, des éléments des Forces de défense et de sécurité et des populations burkinabè à lutter de façon coordonnée contre la nébuleuse terroriste. L’un des défis qui s’impose à ces trois composantes dans la lutte durable contre le terrorisme c’est de faire en sorte que les terroristes ne puissent plus, en tout cas pas facilement, enrôler des jeunes burkinabè pour des projets terroristes. La tâche est immense, mais il faut le réussir.

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