samedi 22 septembre 2018
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Burkina Faso – Insécurité: L’impasse sahélien !

 

Le Préfet du département d’Oursi, Sigapinda Patrice Kaboré, tué dans la nuit du 14 au 15 mai 2018 a été inhumé ce mercredi 16 mai 2018 à Ouagadougou. Dans une ambiance mortuaire, l’infortuné a été élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national à titre posthume. Ces honneurs n’atténueront pas la douleur de la famille du disparu et des populations burkinabè en générale, tout comme ils ne pourront cacher les défaillances qui ont précipité cette tragique disparition

Peut-être que cette mort ne pouvait pas être évitée – en bon africain on parlera du destin de l’homme-, mais tout pouvait être mis en œuvre pour ne pas faciliter la tâche aux meurtriers du Préfet d’Oursi. La facilité et l’aisance avec lesquelles ce meurtre a été commis ne peuvent que laisser perplexe.

Le 26 mars dernier, le regretté Préfet avait été la cible d’une attaque criminelle, mais il avait pu échapper à cette attaque dirigée contre sa personne. L’objectif des assaillants de mars 2018 était sans doute d’attenter à la vie du représentant de l’Etat dans le département d’Oursi. Cet échec des assaillants devait interpeller les autorités burkinabè sur la nécessité de renforcer la sécurité autour du Préfet de ce département qui, malgré cette tentative d’assassinat n’a pas déserté les lieux. Mieux, cette première attaque devrait amener l’Etat à renforcer la sécurité autour de l’ensemble de ses représentants dans les régions infestées.

Le 08 avril 2018 à Koutougou, les autorités burkinabè allaient être une fois de plus interpelées de façon tragique sur la nécessité de renforcer la sécurité autour des représentants de l’Etat dans les régions du Nord et du Sahel. Ce jour-là, le Maire de la Commune de Koutougou tombait sous les balles assassines d’individus armés. Les hommages et les condoléances qui ont suivi cet assassinat « lâche et barbare » laissaient croire que des dispositions allaient être prises pour densifier le dispositif sécuritaire autour des autorités locales, mais le drame de la nuit du 14 au 15 mai 2018 donne une idée moins imprécise de la qualité de la sécurité autour des autorités locales des régions du Nord et du Sahel burkinabè.

S’en remettre à Dieu, en bon africains croyants, face aux drames qui se jouent dans les régions du Nord et du Sahel ne suffira pas à faire sortir le Burkina Faso de ce bourbier. Il faut agir efficacement en tirant les leçons de chacun des drames vécus. Ce dernier assassinat laisse croire que les leçons ne sont pas pour le moment bien assimilées, et cela est une très mauvaise nouvelle pour les populations à qui on annonce à chaque fois la prise de nouvelles mesures en vue du renforcement de la sécurité et à qui on demande de collaborer avec les Forces de défense et de sécurité.

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