samedi 20 octobre 2018
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Commercialisation de faux médicaments : De Cotonou à Ouagadougou, les autorités s’effacent

Quatre ans de prison ferme et cent millions de franc cfa comme dommage et intérêt. C’est le verdict rendu par le Tribunal de Cotonou qui jugeait sept responsables d’importantes compagnies pharmaceutiques du Bénin. Ces derniers ont été reconnus coupables de vente de médicaments falsifiés, d’exposition, de détention en vue de vente, de mise en vente ou de vente de substances médicamenteuses falsifiées.

Ces sept responsables purgeront leur peine sans le député béninois Mohammed Atao, le présumé cerveau de ce circuit parallèle de vente de médicaments. Le député Mohammed Atao reste introuvable depuis que la police béninoise a découvert des centaines de tonnes de faux médicaments dans des immeubles appartenant à l’élu national. Et pourtant, le Président Patrice Talon avait fait de la lutte contre les faux médicaments l’un de ses chevaux de batail dès sa prise de fonction en 2016. Cette option présidentielle a été saluée par plus d’un béninois ; eux qui voient le Nigeria et leur pays devenir les plaques tournantes de faux médicaments en Afrique de l’ouest.

             La nécessité d’un urgent réveil des autorités burkinabè et subsahariennes

Le phénomène de la commercialisation des faux médicaments est aussi une réalité au Burkina Faso. Il se développe à une folle vitesse et voit sa clientèle grandir au fil des ans, à cause de la passiveté des autorités. Les pharmacies, sensées commercialisées des produits pharmaceutiques de qualités, peinent à concurrencer ces vendeurs, généralement ambulants de faux médicaments, communément appelés « médicaments de la rue ». Ces vendeurs arpentent les ruelles de la capitale burkinabè et de nombreuses autres villes du pays pour vendre leurs produits. Et malheureusement ce commerce de la mort se fait aux yeux et à la barbe des autorités sensées protéger leurs concitoyens.

Selon des chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce sont plus de 100 000 personnes qui meurent chaque année en Afrique Subsaharienne à cause de la consommation de ces produits létaux. Le froid que font ces chiffres dans le dos doit sans doute booster l’engagement des autorités burkinabè et des autres Etats de l’Afrique de l’Ouest à combattre ce fléau. La passiveté dont fait montre l’autorité face au phénomène reste une sorte de caution au crime de masse.

226infos.net

 

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