mardi 14 août 2018
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Dossier Norbert Zongo : La « double nationalité » de François Compaoré le sauvera-t-il d’une éventuelle extradition ?

 

A l’issue de la première audition de Paul François Compaoré devant la Chambre de contrôle de l’instruction de la Cour d’appel de Paris ce mercredi 13 décembre 2017, les Juges français ont renvoyé au 07 mars 2018 les plaidoiries sur l’extradition ou non de François Compaoré. Ce serait à l’issue de cette audience que les juges rendront leur décision dans cette affaire.

L’arrestation de François Compaoré le 29 octobre dernier à Paris a suscité de vifs espoirs chez bon nombreux de burkinabè de voir celui dont le nom est le plus cité dans ce crime, comparaitre devant la justice burkinabè. Ces espoirs seront vite contenus dès le lendemain, lorsque la question des chinoiseries de la procédure d’extradition a été évoquée. Les autorités burkinabè ont pris les devants pour rassurer de leur plein engagement à obtenir de la justice française l’extradition du « petit président ». Pour obtenir cette extradition, le Burkina Faso s’est attaché le service d’avocats français spécialistes des questions d’extradition. Il s’agit des maitres Yves Sauvayre et Anta Guisse. Cela peut être présenté comme un signe de la détermination du Burkina Faso à arracher l’extradition de François Compaoré. Lors de la visite d’Emmanuel Macron au Burkina Faso, le président français a indiqué qu’il fera ce qu’il pouvait pour faciliter l’extradition de François Compaoré dans le respect des textes et de l’indépendance de la justice française et burkinabè. Tous ces signaux n’auront aucunement ému ces Organisations de la société civile burkinabè qui ont été depuis les premières heures du crime de Sapouy à l’avant-garde de la lutte pour la justice pour Norbert Zongo et ses compagnons.

La nationalité ivoirienne, l’anti-extradition de François Compaoré?

Lors de son audition à Paris, François Compaoré a indiqué qu’il était bien ivoirien et burkinabè. Au lendemain de la chute du Président Blaise Compaoré, les frères Compaoré ont effectivement acquis la nationalité ivoirienne sur conseils de certains barrons du pouvoir d’Alassane Ouattara afin de contenir toutes les menaces judiciaires qui pèsent sur eux. Cette nationalité ivoirienne met Blaise Compaoré et François Compaoré à l’abri de toute extradition à partir de la Côte d’ivoire. Les textes ivoiriens n’autorisant pas l’extradition de leurs ressortissants. Il est évident que François Compaoré en avançant qu’il avait la double nationalité croit bien que sa nationalité ivoirienne pourra lui permettre de se tirer d’affaire. En tout il peut compter sur l’habileté de son frère Blaise et surtout de certains caciques du régime du Président Alassane Ouattara qui doivent beaucoup aux Compaoré. François Compaoré et ses puissants soutiens savent bien que la décision qui sera rendue à l’issue de l’audience du 07 mars prochain, sera sans doute le résultat d’un rapport de force qui se tiendra loin des salles d’audiences.

226infos.net

 

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