vendredi 19 octobre 2018
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Education nationale : A quoi joue le Gouvernement burkinabè ?

 

Jusqu’où ira ce « dialogue » de sourd entre les autorités burkinabè et les structures syndicales de l’éducation nationale. Dans ce bras de fer où l’Etat burkinabè brille par son insouciance manifeste vis-à-vis des préoccupations des acteurs de l’éducation, c’est ce système éducatif déjà scélérat qui en prend davantage de coup.

Le Président de l’Assemblée nationale, Bala Sakandé l’a clairement indiqué. La situation de l’école burkinabè ne peut pas être une préoccupation majeure pour eux dans la mesure leurs enfants étudient dans de grandes écoles au niveau national à défaut d’être inscrits dans des écoles de référence à l’extérieur. Cela montre sans ambiguïté que les préoccupations exposées par les structures syndicales de l’éducation ne peuvent faire l’objet d’un traitement diligent par ces genres d’autorités. Et l’attitude hautaine qu’a observée le Ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Jean Martin Coulibaly trouve sa source réelle dans la conviction partagée par le Président de l’Assemblée.

Face à cette volonté des autorités de prendre en ridicule les préoccupations des acteurs de l’éducation, les élèves se sont vus investis d’une mission de recadrage des autorités. Depuis plusieurs semaines, les élèves désertent, non pas les salles de classes, mais leurs maisons pour exprimer leur soutien aux enseignants en lutte pour la revalorisation de la fonction enseignante et pour un système éducatif de qualité. Les autorités burkinabè se cantonnent dans leur discrétion suicidaire espérant peut-être un essoufflement du mouvement.

La gestion de la crise opposant les acteurs de l’éducation au régime du Président Thomas Sankara est l’une des raisons qui ont précipité les évènements du 15 octobre 1987. Qu’elles aient leurs progénitures dans des écoles à l’extérieur ou pas, les autorités actuelles doivent s’engager pour un traitement diligent des préoccupations des acteurs du monde éducatif. Croire que le temps aura raison de la détermination des structures syndicales et des élèves, c’est tout méconnaitre du mouvement syndical burkinabè et de l’engagement des élèves du pays des hommes intègres. L’option de l’essoufflement pourrait peut-être marcher au Sénégal, mais au Burkina Faso…

226infos.net

 

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