lundi 28 mai 2018
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17ème anniversaire de l’assassinat de Flavien Nébié: L’AESO veut la lumière

Six décembre 2000 – 6 décembre 2017, cela fait 17 ans que notre camarade Flavien NEBIE, tombait sous les balles assassines du pouvoir sanguinaire du capitaine Blaise Compaoré. Cela fait 17 ans donc que notre peuple réclame vérité et justice pour l’élève Flavien Nébié.

Camarades élèves que s’est-il donc passé en ce jour fatidique du 06 décembre 2000 ?

En rappel, c’est lors d’une manifestation d’élèves sortis pour soutenir les étudiants en lutte et se battre contre la destruction de l’école burkinabè et pour une école démocratique et populaire accessible aux enfants du peuple, contre l’impunité des crimes de sang, que notre camarade, élève en classe de CM2 à Boussé a été froidement assassiné d’une balle dans la tête par un gendarme. Depuis lors, ce gendarme, serviteur zélé du pouvoir déchu du capitaine Blaise Compaoré, court toujours les rues du Burkina et vit en toute impunité.

Les différentes tentatives de nous informer auprès des autorités sur la suite du dossier sont restées vaines, preuve que les nouvelles autorités (le pouvoir MPP) n’ont aucune volonté de faire la lumière sur l’assassinat de notre camarade.

La commémoration de ce triste anniversaire a lieu dans un contexte national particulièrement marqué par l’incapacité du pouvoir MPP à répondre aux aspirations de notre peuple et particulièrement celles de sa jeunesse en termes d’éducation, de santé, d’emploi, de justice, etc. Et par une remise en cause des acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance héroïque de notre peuple face au putsch de type fasciste du général Diendéré (restriction de libertés de manifestation et de libertés syndicales, préparation de l’impunité des crimes économiques et de sangs pour eux et leurs « anciens amis »). Au niveau du secteur de l’éducation, la situation est particulièrement marquée la lutte de nos braves enseignants pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail et pour une école de qualité et accessible aux enfants du peuple. La situation est également marquée par la privatisation continue de l’école, la dégradation des conditions de vie, d’études et de travail des élèves et des enseignants, la baisse de la qualité de l’enseignement, des restrictions de liberté avec des menaces ouvertes des proviseurs et des responsables d’établissement zélés à l’endroit de nos camarades, etc. Tout cela a pour cause l’application sans état d’âme des PAS pompeusement rebaptisés PNDES.

Camarades, cette situation de l’école burkinabè témoigne du peu d’intérêt que le pouvoir actuel accorde à l’éducation au point que pendant la visite d’Emmanuel Macron, président de la république française les 27, 28 et 29 novembre 2017, nos autorités n’ont trouvé mieux, comme poulet de bienvenue, que de sacrifier pendant deux jours l’école dans la ville de Ouagadougou pour faire plaisir à leur patron. Pendant que les écoles françaises dans la ville étaient ouvertes. Pouvait-il en être autrement  pour elles qui ont leurs enfants qui étudient, aux frais du contribuable burkinabè, dans les luxueuses écoles et universités occidentales ? Assurément non !

C’est conscient de ce fait que l’AESO tout en se battant avec les élèves pour l’amélioration de leurs conditions de vie et d’études, mène la lutte aux côtés de notre peuple pour un changement véritable et pour une école démocratique et populaire accessible aux enfants du peuple.

Camarades, en ce jour de souvenir et de recueillement, l’AESO n’oublie pas l’ensemble des victimes du pouvoir sanguinaire du capitaine Blaise Compaoré, particulièrement les victimes élèves dont le seul tort a toujours été d’avoir exigé de meilleures conditions de vie et d’études, d’avoir réclamé aux côtés de notre peuple plus de liberté, de justice et de démocratie. Des élèves de Garango en 1996 aux élèves de Pouytenga et de Bobo Dioulasso en 2012 en passant par les élèves de Koudougou et des autres localités de la province du Boulkiemdé en 2011, ce sont des dizaines d’élèves qui sont tombés sur le chemin de la lutte pour de meilleures conditions de vie et d’étude et pour la liberté.

C’est pourquoi l’AESO appelle l’ensemble des élèves de la ville de Ouagadougou et ses environs :

  • à commémorer avec succès le 17ème anniversaire de l’assassinat du camarade Flavien NEBIE et à exiger des nouvelles autorités politiques vérité et justice pour lui;
  • à participer massivement aux activités commémoratives du 19ème anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons d’infortune ;
  • à renforcer ses rangs à travers ses différentes sections et comités pour exiger la satisfaction de leurs préoccupations que sont :
  • la construction de plus d’établissements d’enseignement secondaire publics ;
  • la baisse des frais de scolarité et d’inscription ;
  • la suppression des frais de contribution à la formation professionnelle ;
  • l’équipement des ateliers et laboratoires en matériel et produits adéquats ;
  • un meilleur contrôle des établissements privés par l’Etat ;
  • un audit et une meilleure gestion des APE ;
  • la mise en place d’un système de transport efficace et accessible au profit des élèves ;
  • la suspension du continuum en attendant de réunir les conditions de son application ;
  • La réinstauration des bourses scolaires ;
  • la mise en place d’un système sanitaire efficace et accessible aux élèves ;
  • L’ouverture de suites de filières au niveau de l’enseignement technique.

Vérité et Justice pour Flavien NEBIE !

Vive l’AESO !

Pain et Liberté pour le Peuple !

Le Comité Exécutif

 

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