vendredi 21 juillet 2017
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Burkina Faso-Côte d’Ivoire : Au-delà de « l’excellence » des relations ivoiro-burkinabè

 

Burkinabè et ivoiriens célèbrent à Ouagadougou l’excellence de leurs relations diplomatiques à travers la tenue du sixième Traité d’amitié et de coopération (TAC). Les deux Gouvernements ont formellement décidé de privilégier « l’intérêt commun » des deux nations au détriment de tout autre choix égoïste qui impactera négativement sur la qualité de leurs relations.

Les jours qui ont suivi l’Insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2016 ont jeté du froid dans les relations entre le Burkina Faso et la République de Côte d’ivoire. Deux faits majeurs auront contribué à dégrader les historiques relations entre les deux pays. D’abord, l’accueil du Président Compaoré en Côte d’ivoire et des propos de certaines autorités ivoiriennes sur « les remous militaro-socio-politiques » au Burkina. Les excellents rapports amicaux entre le président Compaoré et les plus hautes autorités ivoiriennes étant établies, une partie de l’opinion estimait qu’au-delà du refuge, la Côte d’ivoire servira de base arrière à Compaoré pour mener des actions subversives contre le Burkina. Cette hypothèse n’aurait pas beaucoup prospérer si une affaire d’appel téléphonique entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé n’avait pas fuité. La question de son authentification ou non a trouvé sa réponse, en tout cas pour bon nombre de burkinabè, avec les sorties du Premier ministre Yacouba Isaac Zida et de Sheriff Sy. Cette affaire a mis les rapports entre burkinabè et ivoiriens au bord du gouffre.

Ces moments de troubles ont été gérés avec intelligence par les autorités des deux pays. Trois ans après, tout semble bien allé entre le Burkina Faso et la Côte d’ivoire. En tout cas c’est l’impression que donnent les différentes autorités. La tenue de ce 6ème Traité d’amitié et de coopération (TAC) peut servir de preuve de l’excellence des rapports entre les deux pays, mais il ne faut pas perdre de vue qu’il existe des abcès qu’il va falloir crever pour débarrasser « l’excellence » de ces relations de toute hypocrisie. Et prétexter de la nécessité de « laisser la Justice faire son travail » n’est rien d’autre qu’une fuite en avant… même si la liberté de la justice n’est pas à négocier.

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