vendredi 21 juillet 2017
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Partenariat Public-Privé : L’Opposition, sur le banc de touche

 

La session parlementaire du 03 juillet 2017 a été marquée par le vote à l’unanimité du projet de loi portant allègement des conditions d’attributions des marchés dans le cadre du Partenariat public privé. A quelques exceptions près, les députés membres du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) se sont abstenus d’user du mandat que les populations leur aient confié pour défendre leurs intérêts, en quittant l’hémicycle.

La position du Chef de file de l’opposition politique était sans ambiguïté depuis le vendredi 30 juin 2017. Lors de sa conférence de presse, Zephirin Diabré a indiqué que le projet de loi sur le Partenariat public-privé était la manifestation d’une volonté de piller de façon organisée et légale les ressources du Burkina Faso. Il allait sacraliser et légaliser la corruption dans un pays qui en souffre énormément, selon l’Opposition. C’est donc en toute logique que le Patron de l’Opposition burkinabè a invité ses députés à voter contre ce projet de loi. Et les différents responsables des groupes parlementaires de l’opposition étaient sur cette longueur d’onde.

En demandant un vote « Contre » le projet de loi, Zephirin Diabré n’ignorait pas que l’Opposition politique était minoritaire à l’Assemblée nationale et qu’un bras de fer engagé avec la Majorité au niveau de l’hémicycle était d’avance perdue.  Cependant, l’Assemblée nationale étant le cadre de débat démocratique il appartenait à l’Opposition politique de prendre part à la session parlementaire du 03 juillet, d’expliquer de façon claire sa position sur le projet de loi devant les parlementaires et le peuple ; et de rester voter « Contre » le projet si elle le souhaitait. C’est ainsi qu’elle allait donner raison aux populations qui leur ont confié le mandat législatif en 2015. Le choix d’abdiquer face à l’adversaire politique et de renoncer au combat démocratique sous prétexte que Salifou Diallo a indiqué « La loi sera votée coûte que coûte » reste d’un grand déshonneur pour les députés de l’Opposition. Et ils donnent de façon gracieuse de l’avance à leurs adversaires pour 2020.

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