vendredi 21 juillet 2017
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L’Est du Burkina Faso, une région enclavée

 

Plusieurs compagnies de transports burkinabè ont décidé de ne plus poursuivre leurs activités dans la région de l’Est en raison de l’état dégradé de l’axe Koupela-Fada. Depuis le début de la semaine donc, l’Est est devenue une région enclavée du Burkina Faso.

L’état de la route qui relie Ouagadougou à la ville de Fada N’Gourma dans la région de l’Est est impraticable. Bien avant les compagnies de transports, les populations de cette partie du Burkina Faso ont tiré la sonnette d’alarme à travers différentes manifestations. Elles ont interpelé l’autorité politique à prendre des dispositions utiles pour ne pas enclaver davantage la région de l’Est. Ces appels sont restés lettres mortes ; et une certaine population estime que les autorités collent aux interpellations des populations de l’Est une étiquette politique pour ne pas avoir à les satisfaire.

A la remorque des populations, les compagnies de transports ont été contraintes de donner de la voix et menacer d’interrompre le trafic dans cette partie du Burkina Faso compte tenue de l’état de délabrement avancée de la principale voix qui désenclave l’Est. La menace a été prise au sérieux, mais les autorités voulaient bien croire que les compagnies de transport ne se permettraient pas de franchir cette ligne. Les travaux de réfection de la voie engagés à la sauvette par les autorités ne sauront pas dissuader les transporteurs de suspendre le trafic dans la partie Est du Burkina Faso.

La dégradation de la voie désenclavant l’Est ne s’est pas faite du jour au lendemain. Elle s’est dégradée de façon graduelle jusqu’à atteindre ce seuil d’impraticabilité ; et ce, au nez et à la barbe des autorités et de leurs Entreprises constructrices. Un effort ne peut donc être demandé aux compagnies de transports qui sont les seuls à régler la salée facture de l’amortissement des véhicules et du coût supplémentaire du carburant. L’Etat doit bien prouver qu’il est prêt à faire des sacrifices pour sa population avant de demander, voire enjoindre, aux différentes structures nationales comme internationales de consentir du sacrifice pour les burkinabè. Si la qualité des infrastructures réalisées n’est pas une exigence pour l’Etat lors de l’acquisition des marchés, il est bien évident que chaque année les populations vont payer le prix de la complaisance de l’Etat face à des Entreprises dont le seul souci est de se faire de l’argent.

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