vendredi 21 juillet 2017
Home | ACTUALITES | Conclusions du rapport d’enquête sur les Services payés de la police: « Les plaintes (des policiers ndlr) étaient bien justifiées » dixit Simon Compaoré

Conclusions du rapport d’enquête sur les Services payés de la police: « Les plaintes (des policiers ndlr) étaient bien justifiées » dixit Simon Compaoré

 

L’équipe d’inspecteurs techniques du Ministère de la sécurité intérieure chargée de l’enquête sur les Services payés de la police nationale a présenté son rapport de synthèse ce mercredi 17 mai 2017 à Ouagadougou. Cette présentation a été faite avec la présence du Ministre Simon Compaoré et de la hiérarchie policière. Il ressort de ce rapport que les plaintes des policiers étaient bien fondées.

Ce sont deux équipes composées chacune de sept inspecteurs techniques qui ont sillonné les 13 régions du Burkina pour faire un état des Services payés de la Police nationale. Dans ce cadre 166 Services ont été contrôlés par les inspecteurs. Et il ressort de leur enquête que les défaillances du décret portant sur le Service payé, qui date de 1974, ont permis aux responsables de la police de s’enrichir de façon injustifiée.

Selon ce rapport, 408 institutions bancaires et hôtelières bénéficient des prestations de la Police nationale. Parmi ces structures, 232 ont un contrat établi avec la Police nationale, 02 ont un contrat partiellement signé tandis que 174 n’ont aucun contrat formel avec la Police. Au niveau des sociétés minières, 10 ont un contrat avec la Police alors que quatre sociétés minières n’ont aucun contrat les reliant à la police malgré que la prestation soit effective.

Le rapport révèle qu’avant la signature de certains contrats la hiérarchie a pu négocier un certain nombre d’avantage, à titre personnel, avec les bénéficiaires. De façon générale, les Services payés ont généré sur les 14 mois 2.166.877.541 f cfa. 75% devrait en effet revenir aux agents de police et au fonctionnement ; et 25% pour les œuvres sociales de la Police. Mais en 2011, les autorités ont supprimé ces œuvres sociales pour les remplacer frais de gestion. Cette nouvelle dénomination était sans contenu et la somme qui y était versée était distribuée entre les autorités policières. En 2013, ce qui avait été baptisé « frais de gestion » a été rebaptisé « Action psychologique ». Pour ce qui est des 75%, ils ont été dédié à payer les policiers et à gérer les charges « administratives » des Commissariats. Mais l’enquête révèle que le décret de 1974 n’indique pas les dépenses éligibles  et cela cause d’importants problèmes car la hiérarchie policière à gérer cette autre somme à sa guise. Sur le terrain, les enquêteurs ont d’ailleurs observé que dans certaines régions comme le centre-nord et le sahel plus de 98% des dépenses effectuées ne pouvaient pas être justifiées.

Ces résultats ont fait dire au Ministre Simon Compaoré que « Les plaintes (des agents ndlr) étaient bien justifiées » mais il n’y avait pas lieu de déserter les casernes. Il a annoncé que les dispositions seront prises pour que le décret soit relu pour éviter à l’avenir des difficultés.

226infos.net

Lire aussi

Rapport du Conseil supérieur de la magistrature (CSM): L’UNIR/PS exige la publication du rapport

La commission d’enquête du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) informait l’opinion publique nationale et …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *