jeudi 21 septembre 2017
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Discours sur la situation nationale : Un taux de croissance de 6,2% ? Mais à qui profite ce taux ?

Face aux députés de la 7ème législature pour son Discours sur la situation nationale, le Premier ministre Paul Kaba Thièba a affirmé qu’après deux années d’hibernation économique, le Burkina Faso redémarre et se porte de mieux en mieux. Il en veut pour preuve entre autres le taux de croissance de 6,2% réalisé en 2016 et l’élection du pays au second compact américain.

Les attaques terroristes, les mouvements sociaux des structures syndicales et les velléités de « restitution de l’ordre ancien » à travers des actions subversives n’auront pas empêché le Burkina Faso d’amorcer le développement souhaité par les burkinabè. Malgré ces difficultés, le Burkina Faso a réussi à engranger des acquis sur le plan du développement économique et social. Pour justifier ses propos, le Premier ministre Paul Kaba Thièba a convoqué le taux de croissance du Burkina Faso réalisé en 2016 qui serait de 6,2%. Ce taux est supérieur au 4% de taux enregistré sous la Transition en 2015. En plus de ce taux de croissance reluisant, Paul Kaba Thièba brandit l’élection du Burkina Faso au second Compact américain. Le tout est couronné par un début de mise en œuvre du Programme national du développement économique et social (PNDES), le nouveau référentiel du développement du pays des hommes intègres. L’opérationnalisation de la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 05 ans, la construction des infrastructures routières, le lancement des projets de constructions des logements sociaux et de financements des projets des jeunes et des femmes. Tous ces éléments prouvent bien à souhait, selon le Premier ministre Thièba, que « Burkina Faso is back ».

Que le Burkina Faso ait enregistré un taux de croissance de 6,2% en 2016 reste une nouvelle, bonne que pour les dirigeants. Cela peut effectivement prouver que le Burkina Faso se porte de mieux en mieux, mais il ne peut pas servir à expliquer que les burkinabè se sentent de mieux en mieux dans leur pays. Quoi qu’on dise, le taux de croissance d’un pays ne peut de manière objective refléter  le niveau d’épanouissement de la population. C’est pourquoi, nombre de burkinabè ont raison de se porter en faux vis-à-vis des propos selon lesquels le Burkina Faso se porte de mieux en mieux au regard du taux de croissance réalisé par le pays. Le bien-être des burkinabè ne saurait être mesuré à l’aune d’un quelconque taux de croissance. Admettre le contraire, reviendrait à se convaincre que les burkinabè auront été les plus heureux sous le régime du Président Blaise Compaoré. Il est encore intact dans les mémoires, le taux de croissance, efflorant les deux chiffres, réalisé par l’équipe gouvernementale sous Blaise Compaoré en 2012. Il était de 9,2%. Les chiffres n’intéressent que les politiciens. Ils ne servent que leurs intérêts. Il faut plutôt œuvrer à prendre des actions vigoureuses en faveur des populations. Travailler à amener de façon révolutionnaire le coût de la vie au Burkina Faso à un niveau acceptable pour toutes les populations.

226infos.net

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