vendredi 26 mai 2017
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Violences au Stade du 04 Août : Comme prévu !

 

Il n’était pas utile d’avoir la boule de Crystal pour prévoir des violences au stade du 04 août de Ouagadougou en cas d’élimination du Rail club du Kadiogo, au profit des Algériens de l’USM. Ces scènes de violences sont l’aboutissement logique d’un appel, à peine voilé, à la vengeance.

Les conditions d’élimination des Etalons du Burkina Faso de la phase éliminatoire de la Coupe du monde 2014 par l’Algérie restent toujours au travers de la gorge de certains burkinabè. Dès lors, des citoyens du pays des hommes intègres gardaient une dent contre l’Algérie.

Depuis, le Burkina Faso n’avait pas eu à croiser les crampons avec une équipe algérienne de football lors d’une compétition de grand enjeu, jusqu’à cette rencontre entre le Rail club du Kadiogo et l’USM d’Alger entrant dans le cadre de la ligue des champions. Une qualification des faucons de la capitale aurait été historique pour le Burkina Faso.

Les deux confrontations annonçaient déjà des étincelles. A la phase aller qui s’est jouée dans la capitale algérienne, les autorités algériennes n’avaient pas pu octroyer aux journalistes burkinabè des visas pour, disent-elles, le fait que ces derniers n’avaient pas déposé à temps leur demande de visa d’entrer en Algérie. Cette réalité avait déjà été interprétée comme une volonté des Algériens de saper le moral des faucons et de les rendre en conséquence plus vulnérables. Sur le coup, l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) tire la sonnette d’alarme dans un communiqué et invite les autorités à prendre les dispositions pour rendre la monnaie aux algériens lors de la phase retour à Ouagadougou. Cette invite avait eu un écho particulier au sein de la population Ouagalaise, surtout avec la défaite enregistrée à Alger. La cause première de cette défaite serait ainsi pour certain l’absence des journalistes à Alger.

A Ouagadougou, les autorités n’ont certes pas refusé l’octroi de visa aux Algériens, mais elles se sont abstenues d’être à l’accueil des représentants des fennecs. Le ton de la rencontre était ainsi donné.

A la cuvette du stade du 04 août de Ouagadougou, le Burkina Faso jouait son honneur. Il fallait impérativement se qualifier pour les supporters. Aucune autre option ne devait être envisagée. La communication autour de ce match était ainsi faite.

Produits de leur milieu, les joueurs des deux équipes étaient également dans la même dynamique. Conséquence, le match a été tout sauf du football. Sur les gradins, la tension monte plus rapidement. En plus de lancer des pics aux joueurs algériens, les uns et les autres s’en prennent à l’arbitre qui serait complaisant avec les Algériens. C’est pourquoi au coup de sifflet final, qui marquait la confirmation de l’élimination des faucons, l’arbitre et les joueurs algériens ont été pris à partie par les faucons et leurs supporters.

Rien ne saurait expliquer avec raison le déchainement des vaincus du Stade du 04 août de ce samedi 18 mars 2017. Avec ces violences, le Burkina Faso court des sanctions de la part des autorités de la Confédération africaine de football. Il sied donc, qu’au niveau interne, les personnes morales qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à provoquer cette situation puissent faire leurs introspections et adopter pour les prochaines fois des comportements encore plus nets dictés par la raison, et non l’émotion.

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