vendredi 21 juillet 2017
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« Le syndicat des médecins à son orientation qui n’est pas la nôtre. Nous défendons les intérêts des travailleurs » (SG du SYNTSHA)

Les agents de santé portés par le syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) observent depuis ce mardi 22 novembre 2016, une grève de 72 heures. Les activités dans les principaux centres de santé du pays sont complètement paralysées. Pour le Secrétaire général national du Syndicat, Pissyamba Ouédraogo, que 226infos.net a rencontré à la bourse du travail, c’est le manque d’oreille attentive du gouvernement à leurs révendications qui a conduit à ce mouvement.

« Ce mouvement d’humeur fait suite au silence du gouvernement, en tout cas à la non satisfaction de notre plateforme revendicative », nous glisse-t-il. Selon le SG, cette plateforme porte sur un certain nombre de points dont les conditions de vie et de travail, la carrière des agents, la participation des agents à la vie et au fonctionnement des services de santé et sur un certain nombre de préoccupations actuelles. Il s’agit pour ce dernier point de l’affaire de la CAMEG (paralysée par une crise entre le ministre de la Santé et les responsables de la structure), la création envisagée de l’institut national de santé publique, l’application de la loi 081 aux personnels des EPE. « Il y a également les mesures d’accompagnement que nous exigeons par rapport à la mesure de gratuité des soins en faveur des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes », précise-t-il avant fustiger l’attitude du gouvernement : « Ce que nous reprochons au gouvernement, c’est qu’il y a toujours des rencontres mais il n’y a pas de propositions concrètes, sinon la dernière rencontre que nous avons eue date de moins d’une semaine. Notre plateforme reste à l’état. La grève nous est imposée. Nous avons donné du temps au gouvernement pour réagir. C’est depuis le 18 avril précisément que nous avons déposé la plateforme revendicative. Quand même ! On a été patient ». Pour lui, « si à l’instant même nous sommes satisfaits, la grève sera levée ». Cette grève, à en croire, Pissyamba Ouédraogo, vise à améliorer certes les conditions de vie et de travail des agents de santé mais également et surtout le système de santé du pays.

Par ailleurs, à notre question de son appréciation sur la désolidarisation du syndicat des médecins du  Burkina Faso (SYMEB) de la grève, le  SG a très longuement regretté cet état de fait : « Le syndicat des médecins à son orientation qui n’est pas la nôtre. Nous défendons les intérêts des travailleurs en lien avec les intérêts de notre peuple. Pour nous, c’est une orientation qui est particulière. Il n’est pas donné à n’importe qui d’opter pour cette orientation. Ils ont choisi une autre orientation. On n’est pas étonné qu’ils se désolidarisent, mais syndicalement parlant même si on n’est pas dans la même formation, pour le simple fait que cette lutte va améliorer le système de santé, ils auraient pu se taire. Mais comme on le sait au Burkina, de par le passé, on a vu des organisations syndicales que le pouvoir a mises en place pour contrer d’autres. Donc, nous les observons. On prend acte de ce qu’ils ont dit. Être aujourd’hui contre cette lutte-là, ça permet, de notre point de vue, de tirer des conclusions claires que ce n’est pas un syndicat qui a pour objectif l’amélioration du système de santé », s’est-il exprimé.

Après les 72 heures de grève, le SYNTSHA fera un bilan et tirera les conséquences si toutefois ses revendications ne sont pas satisfaites.

226infos.net

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